Il y a six ans déjà j'avais évoqué Between, le premier disque du groupe Pentadox. Arrive le second, As if it were tomorrow. Suis-je condamné à aimer tous les disques où joue le batteur belge Samuel Ber ou seulement ceux où il compose tout ou partie du répertoire ? C'est peut-être une histoire de peau. Peau des tambours accordées comme chez Max Roach ou Éric Échampard, sans que les cymbales viennent noyer l'orchestre dans un bruit blanc homogénéisateur. Puisque tout cela est principalement affaire de goût, je rêve d'un contexte moins explicitement jazz, même si ses deux comparses, le ténor Sylvain Debaisieux et le pianiste Bram De Looze sont aussi excellents. Envoient-ils tendrement des messages dans l'au-delà pour ressusciter Ornette ? Touche-t-on à l'infini lorsque les trois musiciens, avançant sur des voies parallèles, se retrouvent au même endroit ? Le temps passe. Est-on vraiment demain ou y était-on hier ? La musique de Pentadox nous accompagne, claire, précise, délicate, libre comme jazz.

→ Pentadox, As if it were tomorrow, CD Challenge Records