Il y a des mets qui me font tourner la tête. J'ignore quelles épices les Vietnamiens ajoutent dans leur sandwich, les célèbres bánh mì, mais ceux de Dong Tam (Panda Belleville) sont à tomber par terre. L'émotion vous prend parfois lorsqu'on a la chance de goûter à la grande cuisine, mais l'addition la laisse le plus souvent hors de portée. Je pense à cela pour avoir mordu une torta de Aceite, pas n'importe laquelle, mais le fin, léger et friable biscuit à l'huile d'olive et à l'anis d'Andrés Gaviño qu'on trouve, par exemple, à la Grande Épicerie du Bon Marché, un lieu qui me fait penser de la caverne d'Ali Baba. Parmi les innombrables cadeaux offerts par Sacha lors de nos anniversaires, c'est pour l'instant celui qui me fait le plus d'effet. Je n'ai même pas pu attendre de l'avoir pris en photo pour croquer dedans. Parmi mes découvertes récentes, j'ai un petit faible pour la moutarde de pistache et graines de courges toastées ! On peut aussi se contenter de la recette d'Ottolenghi d'un simple céleri-rave rôti au four à 170° pendant trois heures, après l'avoir lardé d'une vingtaine de coups de couteau et l'avoir massé à l'huile d'olive, graines de coriandre concassées et fleur de sel (le servir en quartiers arrosé d'un filet de citron)... Ou d'un carré de chocolat, mes préférés étant ceux de l'Abbaye de Bonneval, en particulier celui au thé cerisier de Chine qu'il faut absolument laisser fondre dans la bouche !