70 Pratique - mars 2026 - Jean-Jacques Birgé

Jean-Jacques Birgé

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mardi 31 mars 2026

Saine lecture


Les toilettes sont une salle d'attente comme les autres. Ne rien y proposer à lire tient du non-sens ou de l'urinoir. C'est aussi une autre manière d'illustrer notre passage à Montpellier avec des amis chez qui nous sommes comme coq en pâte. Plutôt qu'une pile de revues ils proposent à notre concentration quelques aphorismes choisis collés au milieu d'icônes et de dentelles chinoises en papier rouge. Ainsi les papiers découpés murmurent :
- Pour la France d'en haut des couilles en or. Pour la France d'en bas des nouilles encore.
- Un crédit à long terme, ça veut dire que moins tu peux payer plus tu payes. (Coluche)
- Je pose mon argent à la banque qui le perd en bourse. J'en donne à l'État qui rembourse ma banque. C'est bien fait le capitalisme !
- Drôle de monde où l'on "gère" les enfants et où l'on "rassure" les marchés !
- Si nous avons chacun un objet et que nous les échangeons nous aurons chacun un objet. Si nous avons chacun une idée et que nous les échangeons, nous aurons chacun deux idées. (proverbe chinois)
- Il n'existe que deux choses infinies : l'univers et la bêtise humaine... Mais pour l'univers, je n'ai pas de certitude absolue. (A. Einstein)
- Les gens qui ne rient jamais ne sont pas des gens sérieux. (A. Allais)
- Si vous voulez que vos rêves se réalisent, ne dormez pas. (proverbe juif)
- Nous ne résoudrons pas les problèmes avec les modes de pensée qui les ont engendrés. (A. Einstein)
- Si tu ne choisis pas ta vie, le choix se fera sans toi par un chemin taillé à même ta chair. (J. Bousquet)
- Il vaut mieux pomper même s'il ne se passe rien que de risquer qu'il se passe quelque chose de pire en ne pompant pas. (principe de précaution shadok)
Etc.

Article du 17 juillet 2013

jeudi 26 mars 2026

Quand reviendra-t-il le temps des cerises ?


J'ai beaucoup écrit ces derniers temps, sans compter la campagne des municipales en laquelle je me suis impliqué et qui a porté ses fruits, puisque le candidat soutenu par LFI, EELV, Les écolos solidaires, etc. a vaincu le maire sortant PS qui s'était acoquiné avec le PCF, Raquel Garrido et une équipe qui avait retourné sa veste au dernier moment. Les médias à 90% à la solde du Capital présentent Edouard Denouel comme un écologiste, ce qu'il est entre autres, mais il est en réalité issu de LFI, sauf que tout ce qui peut minimiser leur succès est bon à prendre. Et je ne parle pas du racisme explicite à l'encontre des maires de Saint-Denis, La Courneuve ou Le Blanc-Mesnil. Comme eux, notre nouveau maire répond avec dignité aux attaques et coups bas qui n'ont pas fini de pleuvoir. Maintenant il va falloir prouver aux citoyens par les faits que c'est le bon choix !
Alors pas de fruits aujourd'hui, mais des fleurs. D'abord celles que Christiane a plantées devant la maison et qui donnent un parfum de printemps au jardin. J'ai même plusieurs fois déjeuné dehors la semaine dernière. Ensuite je profite d'une accalmie dans le boulot pour bricoler ici ou là. Puisque l'adhésif imperméable que j'ai collé sur le réservoir d'eau de pluie a tenu tout l'hiver j'ai terminé le travail hier après-midi. C'est plus gai qu'un gros truc beige. J'ai horreur du beige, du gris, des couleurs pastel. Pas franches du collier. À part le blanc éclatant, autant miser sur des couleurs vives qui éclaboussent de lumière. C'est pareil pour la musique, il faut que ça claque. Pas forcément que ça brille. Le mat est souvent plus élégant. Ou alors noir. L'obscurité, l'inconnu, le mystère, l'attente, les bruits d'une nuit sans lune... Je pense que c'est pour ces raisons que j'aime les fleurs, les fruits, les pays tropicaux, les piments, les éclairs. Burano (où je retourne bientôt) m'avait donné envie de peindre ma maison en bleu, ou le mur en orange. Si vous me connaissez vous avez vu comment je m'attife ! Comme le reste de la maison, le vif s'oppose à la mort. Il sera toujours temps de repasser au noir. En attendant, quand reviendra-t-il le temps des cerises ?

lundi 9 mars 2026

Ça me fait suer


Le sauna asséchant mes yeux encore fragilisés par la conjonctivite malgré les compresses efficaces de camomille suggérées par Pascale, je suis condamné à gravir des chemins de sable dans le sud de la Nouvelle-Zélande. J'ai beau pédaler comme un beau diable, je n'arrive jamais à dépasser ma coach sauf lorsqu'elle s'efface devant moi pour me permettre d'apprécier le paysage. De toute manière ma cadence est largement en dessous de ce que l'écran exige. J'ai coupé le son de l'application au profit de Radio Libertaire tant que leur robot évite les chanteurs à texte ringards, sinon je fais tourner des disques. Depuis que j'ai installé ce vélo au second étage je n'ai plus de lumbago, mais je pèse plus lourd. Est-ce que les muscles ont remplacé la graisse ou ma gourmandise me transforme-t-elle en petit gros ? Ne me dites pas, je sais bien que le flan de chez Miyam ou le chocolat des cisterciennes de l'Abbaye de Bonneval poussent à l'indiscipline. Il est difficile de se battre sur tous les fronts. Même en passant du temps sur la selle les calories perdues ne suffisent pas. Il faudrait que j'apprenne à manger moins et moins vite. Question vitesse, mes gambettes jouent les danseuses. Mon cœur ne risque pas de crever le plafond. La promenade me fait déjà bien suer. Lorsque la flemme montre son nez je me rappelle les trente ans où mon corps me faisait penser que j'en avais quatre-vingt-dix. C'est du passé. On peut donc rajeunir en vieillissant ! À moins que je radote et toute mon histoire s'écroule lamentablement.