Jean-Jacques Birgé

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lundi 17 septembre 2012

Après le CNM, l’An 01 ?


Contrairement à ce qui est étrangement par trop affirmé dans la presse il n'a jamais existé de consensus du monde musical pour la création d'un Centre National de la Musique. De nombreuses associations représentatives de la vie musicale ainsi qu'un mouvement spontané comprenant de nombreux musiciens avaient refusé de cautionner la mise en place du Centre National de la Musique. Les Allumés du Jazz, regroupement de 58 maisons de disques indépendantes, ont signifié cette opposition dès février puis le 1er juillet dans un communiqué intitulé "Il n'existe pas de filière musicale". Afin que la parole ne soit pas volée, les Allumés du Jazz réaffirment leur position dans le communiqué de ce jour, alors que la Ministre de la Culture a annoncé l'abandon du projet de Centre National de la Musique...

COMMUNIQUÉ DES ALLUMÉS DU JAZZ : Après le CNM, l?An 01 ?

Le projet Centre National de la Musique, serait abandonné, on s?en réjouira. L?association de préfiguration de ce Centre National de la Musique, elle, continuera a être entendue, on se demande bien pourquoi et au nom de quelle compétence.

La sinistre aventure du Centre National de la Musique, entreprise de normalisation faisant émerger un dérisoire concept de « filière musicale », mot béquille dont chacun se gargarise à foison comme si il signifiait quelque chose, aura réussi un triple but : confusion, désarroi et faux-semblants sont devenus les pénibles atours de nos activités.

Comment considérer une industrie qui a été incapable d?imposer le prix unique du disque ou la tva réduite à 5,5%, pour faire de ce disque un objet comparable au livre (qui lui bénéficie de ce régime depuis 30 ans) ? Comment considérer une industrie qui n?a eu de cesse de s?emparer des plus petits dénominateurs communs, brocardant la musique pour des profits toujours plus forts, la minimisant à l?extrême, la staracadémisant, pour en faire au mieux un objet-cadeau de la technologie soudain plus juteuse ? Comment pardonner une industrie, si peu soucieuse de création, qui soudain s?en prend à des gamins-pirates pour excuser son infinie négligence ?

Décidément non ! Comme nous l?écrivions dans notre communiqué du 1er juillet, nous n?avons rien à voir avec cette supposée « filière musicale », nous avons à voir avec le monde, ses joies et ses souffrances, avec tous ceux qui ?uvrent en ce sens. Là est notre « corporation » ! Là est l?endroit où notre petitesse est grande, où nous pouvons être reconnus, défendus, aidés.

L?abandon du Centre National de la Musique génère un concert de protestations effarouchées ou faisant mine. On y reconnaitra peu de musiciens. Impossible de nous associer à ces cris si peu musicaux et vaguement criminels qui prétendent que « La France est en retard sur les autres pays qui eux n'ont pas peur du marché, l'avenir de la culture c'est le marché ».

Pour nous cet abandon est la moindre des choses. Mais la moindre des choses ne permettra rien de plus tant que nous ne serons pas considérés pour ce que nous sommes : de véritables artisans amoureux de leur authentique métier et conscient de ce qu?il peut encore pour le monde.

À ce titre, nous souhaitons être entendus, véritablement entendus.

Les Allumés du Jazz, le 13 septembre 2012

Quelle couche !


Je déteste peindre. Je n'aime aucune tâche qui salisse. La menuiserie, la plomberie, le bricolage ne sont pas ma tasse de thé, mais au moins je n'ai pas besoin de me passer ensuite à l'eau, à l'acétone ou au white spirit. Le temps que j'aille faire une course, un salopiot avait pissé son nom sur notre beau mur orange comme s'il revendiquait ce territoire. Ezi, je t'affiche aujourd'hui sur mon mur virtuel, mais à l'avenir choisis d'autres supports pour écrire ton nom car je n'ai pas envie de replonger le rouleau dans le pot de peinture ! J'en avais sur le bas de mon froc et ça gouttait sur les dalles... En plus, il faut faire vite, car la surenchère ne se fait pas attendre, les chiots se grimpant les uns sur les autres dès que l'un d'eux lâche son urine acrylique. Si au moins on nous collait une œuvre tels Ella et Pitr avec leur superbe papier peint que les voisines hystériques arrachèrent violemment il y a quelques mois, mais non, juste un nom alors que je n'affiche même pas le mien sous la sonnette ! Je vous laisse, déjà que j'en tiens une bonne, la seconde couche m'attend...