Jean-Jacques Birgé

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mercredi 31 mai 2006

Ne vous fiez pas à l'affiche !


J'empiète sur l'excellent blog d'Étienne Mineur essentiellement dédié au graphisme, en constatant comment une affiche de cinéma peut franchement ne pas donner envie de voir un film. Il en fut ainsi de l'excellent Three Kings (Les rois du désert) de David O. Russell (1999), avec George Clooney, Mark Wahlberg, Spike Jonze et Ice Cube, passé inaperçu à sa sortie. Mélange de polar, de film de guerre, de pamphlet anti-Bush (le père, le fils ou le saint-esprit ?), c'est un film d'aventures très rock 'n roll, plein d'humour qui traite sérieusement de la première Guerre du Golfe en 1991, avec une bonne dose critique envers les médias, sorte de Mash revu à la sauce d'aujourd'hui. Les acteurs sont formidables, on sent leur camaraderie au-delà du scénario (Jonze est l'auteur de Being John Malkovitch, Ice Cube un rappeur engagé politiquement, on connaît les prises de position de Clooney...). Vous trouverez le DVD pour quelques euros. Pourtant, l'affiche rendait une nauséabonde impression de film macho nazebrok. C'est d'ailleurs Étienne qui, en son temps, me conseilla de l'acquérir les yeux fermés !
L'affiche de C.R.A.Z.Y. de Jean-Marc Vallée, avec Michel Côté et Marc-André Grondin, ne vaut guère mieux. On dirait celle d'une pochade de campus comme les Américains en produisent des tas sans qu'heureusement ils traversent tous l'Atlantique. Ce ne sont pas les films de potache de Wes Anderson qui vont relever le niveau (Rushmore, The Royal Tenenbaums, The Life Aquatic with Steve Zissou). Le film n'a pourtant rien de tout cela, et son titre idiot n'arrange rien. C'est une belle histoire, hyper bien jouée, à croire que les Québecois sont devenus les maîtres pour diriger des comédiens francophones. Il y a plus qu'un lien de famille avec les œuvres de Robert Lepage (exceptionnels Le confessionnal et De l'autre côté de la lune) et Denys Arcand (Le déclin de l'Empire amériacin et Les invasions barbares). Le scénario et le découpage sont originaux, le film sensible et généreux. Comme chez Lepage, la dimension freudienne est intelligemment abordée. Le rêve ou le fantasme y ont une place privilégiée, sans les gros sabots qu'un film étatsunien ou français ne manquerait pas de chausser. Pour être juste ou plus clair, soulignons tout de même que je m'inscris là dans une critique du cinéma populaire. Il est bien entendu de nombreux films européens qui offrent subtilité et invention, mais les Québecois savent le faire en restant accessibles à tous les publics. Ce n'est pas mon habitude de raconter un film, alors je resterai évasif. C'est l'histoire d'un jeune homme qui se cherche, confronté aux attentes de sa famille... Allez-y, c'est chouette !
En seconde partie... Nous avons fait le coup de la double séance entrecoupée d'une salade d'écrevisses et avocat au Bal Perdu... J'avais un peu honte de précipiter la serveuse de cette manière, mais on avait juste dix minutes entre les deux films projetés au Cin'Hoche, la salle d'art et essai municipale de Bagnolet. Les films y passent en v.o. et le public est résolument populaire. Ça fait vraiment plaisir de vivre à côté d'une salle de quartier avec une aussi bonne programmation de films actuels. Nous avons donc enchaîné avec Inside Man, un polar très bien mené par Spike Lee. De la belle mécanique...

lundi 29 mai 2006

Mae West n'est pas qu'un gilet de sauvetage

Après réception du coffret glamour des 5 films de Mae West (DVD Zone 1), quelques remarques s'imposent.
Ne considérer Mae West que comme un sex symbol est parfaitement réducteur. C'est avant tout une militante des droits des femmes et ses provocations les exhortent à se libérer du joug des hommes, avec humour et sensualité. Je l'imagine plutôt comme un croisement entre Groucho Marx et Marylin Monroe, une bombe oui, mais tenue par une anarchiste aux formes plantureuses. Ses poumons suscitèrent aux soldats de l'US Navy, dont elle soutenait involontairement le moral, d'appeler leur gilet de sauvetage par son nom. C'est drôle mais bien réducteur et représentatif de l'esprit des hommes.
Mae West est devenue célèbre par le scandale de ses pièces Sex et Drag ; celle-ci, traitant de l'homosexualité en 1927, lui apporta le soutien des gays dont elle devint l'une des égéries. On la retrouvera ainsi en 1970 dans le kitchissime et jubilatoire film-culte Myra Breckinridge avec Raquel Welch et John Huston (photo). Jubilatoire est le terme, il me permet de ranger les films de Mae West à côté de ceux des Frères Marx, de Tex Avery ou de certains Jacques Demy, des films qui vous font échapper au suicide les soirs de déprime solitaire ! Mae West n'a physiquement rien d'un sex symbol, c'est sa gouaille brooklynienne qui lui donne tout son piment, saupoudrée d'un brin de déhanchement provocateur, certes. La comparaison avec Groucho est flagrante. Ce qui choque chez elle, c'est qu'elle se comporte avec le même toupet qu'un homme. Josianne Balasko et Valérie Lemercier en sont les héritières.
Dans ses chansons, Mae West swingue. Elle chanta avec Duke Ellington et Louis Armstrong, respectivement dans Ce n'est pas un péché (Belle of the Nineties) de Leo McCarey et Fifi Peau-de-pêche (Every day's a holiday) de A.E.Sutherland. Mais elle n'était pas seulement une chanteuse jazz et une comédienne drôle et incisive, elle écrivait elle-même ses textes et ses scénarios. C'est un auteur ! Son autobiographie La vertu n'est pas mon fort (Goodness had nothing to do with it) est un petit fascicule édifiant même si son écriture (ou sa traduction ?) n'est pas exceptionnelle. C'est l'histoire d'une femme intelligente qui a beaucoup travaillé pour s'en sortir et qui a analysé et compris très tôt le monde qui l'entoure.
Il faut redécrouvrir les films de Mae West, ils portent toujours en eux un pouvoir provocateur dans le combat pour l'émancipation des femmes. Le coffret, très bon marché (amazon.com), réunit cinq films, Go West Young Man d'Henry Hathaway (le plus amoral), Goin' To Town, I'm No Angel (avec Cary Grant qu'elle lança), My Little Chickadee (avec W.C Fields) et Night After Night (son premier).

mercredi 24 mai 2006

Dérapage contrôlé (1)


Françoise Romand a mis en ligne un extrait de Dérapage contrôlé, un court-métrage de 1994 qu'elle a remonté à sa façon (director's cut !). Trois minutes sur le Florida à Agen, trois minutes d'un tract vidéo, ça ne scratche pas toujours là où l'on s'y attend, deux mondes s'y croisent, deux élus s'y affichent, une bonne dose d'humour, un peu d'espoir...

mardi 23 mai 2006

Colonel Blimp


Projection de l'admirable Colonel Blimp (The Life and Death of Colonel Blimp) dans son intégralité retrouvée (160 minutes). En 1943 Michael Powell et Emeric Pressburger réalisent, pour leur production Les Archers, l'équivalent anglais de La grande illusion. C'est l'histoire d'une amitié entre un officier anglais et un officier allemand, malgré trois guerres traversées, celle des Boers en 1902, 14-18 et la dernière pendant laquelle a lieu le tournage ! Powell, incroyablement gonflé lorsqu'on pense qu'il filme en pleine seconde guerre mondiale, critique ouvertement la stratégie de son pays, donne à l'allemand une lucidité anti-nazie qui fait défaut au Colonel Blimp. Churchill essaiera sans succès de faire capoter et interdire le film. C'est aussi l'histoire de l'émancipation des femmes qui le traverse sous les traits de Deborah Kerr. Les hommes vieillissent tandis que la femme semble rester éternellement jeune, grâce à un stratagème due à la distribution. J'ai déjà écrit plusieurs billets sur Michael Powell et la ressortie de ses films en DVD (Tavernier pour l'Institut Louis Lumière vient d'en faire paraître quatre dont Le Narcisse Noir et Les Chaussons Rouges, et on pourra également trouver Une question de vie ou de mort et The Peeping Tom/Le Voyeur). Précipitez-vous, aucun ne se ressemble et tous sont des chefs d'œuvre.

dimanche 21 mai 2006

Le cinéma expérimental chez vous là tout de suite...


Dans son blog, Pierre Wendling rappelle l'existence de l'excellent site Ubu.com qui offre un incroyable nombre d'œuvres expérimentales, films, documents sonores et papier. Ubu conseille également l'achat de ces pépites en donnant en liens les adresses où se procurer les originaux, forcément de meilleure qualité. En attendant que ça passe à côté de chez vous ou de recevoir CD, DVD ou VHS, vous pouvez télécharger des centaines de merveilles. J'ai moi-même récupéré ce matin, en un temps record, le Poème Électronique de Le Corbusier et Varèse (avec donc les images en couleurs !), Un chant d'amour de Jean Genet (un des films les plus tendres et les plus tendus de l'histoire du cinéma), Sonne Statt Reagan chanté par Joseph Beuys, Les habitants de Pelechian, Kino Eye et Trois chants sur Lénine de Vertov, les Black Panthers et Huey Newton par Agnès Varda, Télévision de Lacan (filmé par Benoît Jacquot, document unique et fabuleux), un documentaire avec John Cage et Roland Kirk en 1966, d'autres films de Rauschenberg, John Lennon et Yoko Ono, Samuel Beckett, Jorge Luis Borges, Fluxus, ainsi que des émissions de radio (intégrale de Radiophonie encore Lacan et tout aussi vertigineux, on a l'impression que l'on pourrait devenir intelligent - en attendant j'écoute ça comme de la poésie) et justement une flopée de poésies sonores...
Je me suis alors dit que je ferais bien de faire un tour dans la page de liens de mon propre site qui recense maints trésors, dont cet Ubu tout comme le Presstube que Sonia me signalait encore vendredi. Tous sont dans ma liste, mais il est vrai qu'il y a bien longtemps que je n'étais allé faire un tour ni sur Ubu ni sur le site de James Paterson, rencontré il y a quelques années à Barcelone alors que nous étions allés présenter lecielestbleu.org. Les sites bougent, s'étoffent, les artistes évoluent, c'est le printemps...
Les images sont de Charles-Edouard Jeanneret (dit Le Corbusier) et d'un enfant de l'assistance publique à qui l'on donna le nom d'une fleur (Jean Genet).

vendredi 19 mai 2006

Moisson de DVD



Ayant déjà rédigé la rubrique Sur l'écran noir de vos nuits blanches du n°16 du Journal des Allumés du Jazz qui paraîtra début juillet sur les DVD musicaux, je rappelle rapidement ici quelques films parus plus ou moins récemment, tant en France (Zone 2) qu'aux États Unis (Zone 1).
Je commence avec la compilation du magazine Repérages vendue en kiosque, Expérience(s)02, coproduite avec le Festival NEMO : Flesh est une variation de 10 minutes sur le 11 septembre en forme de feu d'artifices provoquant, des films pornos sont projetés sur les Twins, les avions viennent s'y crasher, belle réalisation d'Edouard Salier ; Carlitopolis est un cours de Luis Nieto qui joue numériquement avec une souris de laboratoire ; les amateurs de nouvelles images trouveront également The Eel, 90°, City Paradise, Black Day to Freedom, PGI-13, des clips, etc.
Le film de Godard, One + One, propose en supplément la version du producteur intitulée Sympathy for the Devil avec l'intégralité du morceau joué par les Rolling Stones, dont les scènes de répétition alternent avec les Black Panthers. E.D. Distribution, éditeur des films de Bill Plympton, Guy Maddin et des frères Quay, rassemble Les habitants et Abel, deux longs-métrages très originaux du hollandais Alex van Warmerdam, le cinéaste de La robe. À ne pas manquer. Toujours en tir groupé, Carlotta sort trois Fuller d'un coup, La maison de bambou, Baïonnette au canon et Le démon des eaux troubles : le premier est un polar formidable avec Robert Ryan et Robert Stack tourné comme un film de yakuzas, avec un romantisme emprunt d'homosexualité sous-jacente, le second est un suspense enneigé pendant la Guerre de Corée, je n'ai pas encore vu le troisième, fiction nucléaire pendant la Guerre Froide. Deux autres polars, d'abord Traquenard avec la sublime Cyd Charisse dans un rôle pour elle hors du commun, même si Nicholas Ray sait parfaitement utiliser ses jambes magnifiques ! Et puis l'autre incontournable, Main basse sur la ville, pamphlet politique de Francesco Rosi avec Rod Steiger sur la spéculation immobilière à Naples, pas une ride !
Plus tendres sont les cinq comédies (musicales) avec Mae West, réunis en coffret économique (The Glamour Collection, zone 1, mais sous-titres français) : Night after Night, I'm no Angel, Goin' to Town, Go West Young Man et My little Chickadee où la bombe sexuelle partage l'affiche avec le comique W.C.Fields. Je n'en connais essentiellement que les numéros musicaux produits discographiquement, aussi me fais-je une joie de découvrir les déhanchements et les impertinences de Mae West lorsque la vulgarité est érigée en art !!! Pour terminer, je signalerai Hallelujah de King Vidor (zone 1 sans sous-titres), premier long-métrage produit par une major en 1929 avec une distribution entièrement noire. En bonus, deux extraits époustouflants avec les Nicholas Brothers, danseurs à claquettes dont j'ai déjà parlé ici et qui figurent dans Stormy Weather, mais qu'on admire ici dans leurs très jeunes années...
Voilà, je suis désolé si je suis un peu expéditif ces jours-ci, mais j'ai une quantité de musique à écrire qui ne me laisse pas beaucoup de temps... Ce n'est pas une raison pour manquer le dernier épisode sur le castor, ce soir à 19h sur Arte.

mardi 16 mai 2006

Le chat, le musicien et le lapin


4 heures du matin. Je suis réveillé par un énorme vacarme au rez-de-chaussée. Redressé, je comprends en entendant le chat qu'il y a du grabuge à la cuisine. Je descends quatre à quatre pour me retrouver nez à truffe avec Scotch qui insulte le canapé. Je me baisse prudemment, lumbago oblige, pour constater qu'il n'y a rien dessous ! Le chat est hérissé, moi ahuri. Françoise me rejoint avec une lampe torche et aperçoit une petite chatte grise tapie derrière un pied. Elle est deux fois plus petite que Scotch. Bon, je ne vais pas la jouer brigade des sapeurs-pompiers, Françoise se saisit de Scotch qui se laisse faire et l'enferme en haut avec elle tandis que j'ouvre grand la porte d'entrée et avance le divan. La mignonne qui a préféré grimper jusqu'au second se laisse enfin attraper, complètement détendue... Nous comprenons qu'elle connaît très bien la maison et qu'elle a dû s'y infiltrer pendant notre escapade alsacienne, le chat étant parti en pension avec Elsa. Conclusion : ces deux-là se connaissent sinon cela aurait été autrement plus violent, et dorénavant nous bloquerons les issues félines en cas d'absence prolongée ! C'est la première chose que j'ai fait construire, ou plutôt creuser, lorsque j'ai pris possession de la maison, une double chatière dans le mur du salon, avec tapis en gazon synthétique entre les deux pour s'essuyer les pattes lorsqu'on revient du jardin. Côté rue, il faudra condamner le soupirail de la cave. Scotch a ses entrées des deux côtés. Évidemment le chat s'est rendormi, pas moi...

Parce que ce n'est pas tout ça, je dois continuer à composer la musique du film Le banquier, le maréchal et le missionnaire que j'ai enfin commencée dimanche après une courte période extrêmement désagréable de doute et d'incertitude. J'en paniquais, tant ce n'est pas mon habitude de caler devant la page blanche. Sentiment d'impuissance et d'incompétence détestable. Lorsque la matière résiste, c'est que le problème est mal posé. J'avais imaginé faire du faux-vrai, du "à la manière de". Le film est un montage d'archives sur la colonisation du Maghreb dans les années 20-30. Erreur, fatale erreur, sonoriser tout ça en jouant la carte de la reconstitution aurait donné un effet poussiéreux à l'ensemble. Et dans ce cas, il aurait mieux fallu de véritables documents plutôt que de tenter de reconstituer la musique d'époque avec des machines et les moyens du bord, très limités par mon inexpérience en la matière. Je prends le problème à bras le corps en utilisant la technique qui m'a toujours profité. Je me mets devant mon clavier et je joue, j'essaie des timbres avec le souvenir de la projection du film, surtout sans le regarder. Je m'amuse, m'apercevant que je n'ai oublié ni les gestes ni les sensations euphorisantes. Ça vient tout seul, je programme l'arpégiateur, je lui fais contrôler des tas de sons divers en fonction des notes que j'ai prise devant la table de montage. La musique se construit toute seule... Le lendemain, c'était hier, je ne peux m'empêcher d'écrire des séquences plus classiques, parce que ce sont celles qui m'angoissent le plus. Je reste victime de mes lacunes d'autodidacte, mais j'en profite en retournant mes faiblesses comme en aïkido. Je commence par des séquences de piano très debussystes et je termine avec tout l'orchestre. Je suis heureux, j'ai eu une bonne journée...

Le soir sur Arte, j'enregistre à 19h la première émission d'une série formidable, drôle et érudite, Les animaux ont une histoire. Le premier épisode, réalisé par Valéry Gaillard, était sur Lapin, extraordinaire ! Ça tombe vraiment bien au moment où je bosse avec Antoine sur Nabaz'mob. Antoine m'a demandé de ne plus parler de notre travail avant qu'on ait fini, alors motus et bouche cousue, surprise, venez le 27 mai (il faut s'inscrire, le spectacle qui est gratuit sera vite complet !) écouter 100 lapins en choeur... L'épisode de ce soir mardi est Ours, c'est de saison aussi, ça pourrait faire réfléchir quelques colonisateurs de nature pyrénéenne, le lapin ayant été superbement réhabilité hier soir ! Le commentaire est dit par Michael Lonsdale, absolument parfait. Cela me rappelle le ton qu'il avait lorsqu'il lisait pour moi le terrible Catalogue des cires anatomiques du Docteur Spitzner exposé à La Villette en 95 pour Il était une fois la Fête Foraine (disque Auvidis épuisé, dommage). C'est plein d'esprit et de toupet. Si ça reste du niveau du lapin (les réalisateurs/trices sont chaque fois différent/e/s pour aborder au cours de la semaine Hareng, Criquet, Castor), ne manquez surtout pas cette série qui n'a rien d'un documentaire animalier. C'est plutôt une encyclopédie cinématographique (remarquable bande-son, image en clair-obscur, etc.) qui ne ressemble qu'à elle-même. Il reste donc quelques auteurs à la télévision malgré les tentatives de les broyer sous le consensuel des prétendues attentes du public.

mercredi 3 mai 2006

Nagi Noda, Traktor, Michel Gondry...


Mardi, le blog d'Étienne Mineur offrait deux magnifiques vidéos de Nagi Noda, un spot de pub pour Coca Cola et le clip Sentimental Journey qui me rappelle un peu l'esprit de Zbig il y a quinze ans, mais avec un traitement totalement différent. De lien en lien, je tombe sur le site de l'agence Partizan qui représente et produit des artistes comme Michel Gondry ou le collectif Traktor. Je surfe ahuri devant les vidéos présentées... On y voit la bande-annonce de La science des rêves (The science of sleep), le prochain long-métrage de Gondry qui sortira en août, mais aussi de nombreux talents exposés...