Jean-Jacques Birgé

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jeudi 30 novembre 2006

Hommage à la guimbarde


J'ai longtemps rêvé que l'on me propose de tenir un pupitre de guimbarde dans un orchestre. Ce n'est jamais arrivé. L'ostracisme dont souffre l'instrument est au moins aussi fort que celui qui faisait rejeter le synthétiseur à mes longs et durables débuts. La guimbarde fut, avec une flûte sicilienne à six trous, mon premier instrument. Par provocation, je raconte souvent que j'en suis un virtuose. Il faut bien l'être de quelque chose. Je ne sais pas vraiment comment cela est compris. J'ai toujours adoré en jouer. C'est un instrument léger que l'on peut emporter partout dans sa poche. Les vibrations ressenties dans les os crâniens sont, pour moi, de l'ordre de la pure jouissance. J'ai développé, en particulier, un mouvement de l'index, en aller et retour, qui rappelle le trémolo d'une mandoline ou la manière de jouer de certains rockers des années 50 comme Dick Dale (son interprétation de Miserlou pour le générique de Pulp Fiction l'a remis au goût du jour). Mes guimbardes italiennes plates me permettent également de chanter en même temps ou d'en jouer seulement en aspirant et en soufflant, sans attaquer la lame avec le doigt. L'oxygénisation du cerveau donne le vertige. Il m'arrive aussi d'être emporté par mes mouvements rapides quasi tex-averyens jusqu'à me coincer la lèvre inférieure entre le cadre et la lame. Les filets de sang qui coulent alors aux commissures sont extrêmement impressionnantes, mais ça cautérise presque instantanément.
J'ai très souvent joué de la guimbarde sur scène avec Un Drame Musical Instantané et enregistré de nombreux disques depuis le premier, Défense de avec Birgé Gorgé Shiroc en 1975, jusqu'aux plus récents. J'aime particulièrement l'usage que j'en fais dans Les clans sur le disque Science-Fiction paru chez Auvidis en 1995. Francis Gorgé et moi avions signé sous pseudonymes un triptyque avec les CD Policier et Western. Ce sont les disques qu'Irvin Kershner, le réalisateur de L'empire contre-attaque (le second de la saga, mais intitulé Épisode V de La guerre des étoiles) me demanda d'écouter, récemment de passage à Paris et visitant mon studio d'enregistrement à la maison. C'était comique de lui présenter ces pièces quasi caricaturales, inspirées, entre autres, de Star Wars. En 1976, j'ai même enregistré (anonymement) de la guimbarde typiquement corse pour Forti sarenu si saremu uniti, un 33 tours des Fédérations de la Corse du Parti Communiste Français, réalisé par Jean-André Fieschi avec la participation de Charlotte Latigrat !
Si j'ai eu l'idée d'évoquer mes prouesses guimbardières ce matin, ce n'est pas en hommage à Charles Ives et son pupitre de 40 guimbardes de sa Holidays Symphony, mais parce qu'avant-hier soir, au New Morning, Philippe Krumm m'a présenté Wang Li, un jeune prodige chinois de l'instrument. Wang Li en a récolté des centaines de ses voyages en Orient, de Bali, du Japon, des Philippines, d'Inde, du Népal, etc. J'en ai moi-même rapporté du nord du Vietnam, j'en possède en bambou, en bois d'un seul tenant ou que l'on fait vibrer en tirant sur une ficelle, d'énormes sub-basses, des petites siciliennes nerveuses, des pakistanaises, mais celles de Wang Li sont exceptionnelles par leur diversité et leurs qualités musicales. Sur son site, et dans ses disques, il en présente même certaines à plusieurs lames et d'autres, expérimentales, avec des contrepoids vibrants... Les images (photo ci-dessus), les sons qu'elles produisent me font rêver, anticipant la visite que je compte lui rendre demain à son atelier. Allez jeter un coup d'œil, c'est magique. La magie n'est pas étrangère au monde de la guimbarde, rituels shamaniques ou jeu délicat à l'oreille des jeunes filles courtisées... Parmi les plus anciens instruments du monde et présents sous toutes les latitudes, ce petit machin recèle des possibilités musicales insoupçonnées tant rythmiques qu'harmoniques, se rapprochant souvent du miracle des voix diphoniques !

lundi 27 novembre 2006

Houellebecq Malentendu


À fréquenter une personne aussi controversée que Michel Houellebecq, on s'expose aux critiques de ceux qui ne l'ont pas lu et l'on est confronté à ses propres réserves sur ce que l'on peut ou non révéler de sa réalité.
En mars 1996, Claude Guerre me demande d'accompagner musicalement Michel Houellebecq, lui-même sollicité par André Velter. Sur leur suggestion, je fais équipe avec la soprano Martine Viard pour Les Poétiques, émission enregistrée en public au Théâtre du Rond-Point et diffusée sur France Culture. Michel m'avoue avoir été mort de trouille. Nous improvisons avec succès, mais le résultat de ce Sens du combat, édité en CD par Radio France, ne nous satisfait ni l'un ni l'autre. Je suis fasciné par la beauté et l'actualité de la langue, ce que Céline appelle le style. Nous sympathisons et décidons de recommencer l'expérience. Je me souviens de la fragile lucidité du poète tandis que nous roulons devant la gare Montparnasse. Il vient d'apprendre que son travail est récompensé par le Prix de Flore. Michel est alors aussi inconnu que n'importe quel poète. Il a aussi publié le sinistre Extension du domaine de la lutte que je lirai hilare. On raconte que Kafka s'étranglait de rire lorsqu'il faisait des lectures publiques du Château perché sur un tabouret ! La France se préoccupe peu de poésie, les rayons disparaissent aujourd'hui des librairies. Les Inrocks comprennent les premiers l'importance de sa plume, ils aideront à sa reconnaissance.
Quelques mois plus tard, pour leur 10ème anniversaire, nous préparons un duo intitulé ''Établissement d'un ciel d'alternance" dont la création nous est commandée à la Fondation Cartier, en première partie de Patti Smith ! Dans le texte que Michel vient de rédiger pour le livret du nouveau CD qui me préoccupe (sortie début 2007, disques GRRR), il raconte très bien la représentation au milieu des perruches. Je passe. Au même programme, jouait l'ami Pierre Bastien avec sa trompinette et ses machines en Meccano. J'ai enregistré nos répétitions en duo au Studio GRRR ; la première d'entre elles fait l'objet d'un album sur lequel nous travaillons en ce moment. J'aurai mis dix ans à me décider à le publier. Entre temps, Michel est devenu l'écrivain le plus en vue de la scène littéraire et ses propos font scandale dans les tabloïds dédiés au genre.
Nous avons continué un moment à jouer cet Établissement d'un ciel d'alternance, textes issus du Sens du combat et de La poursuite du bonheur, musique en solo comme je ne me suis jamais exposé. Aux Instants Chavirés, où Agnès Desnos projette des images nocturnes autoroutières. Au Glaz'art, deux ans plus tard, lors du lancement de Machiavel. Cette fois, nous sommes accompagnés par Bernard Vitet à la trompette, Philippe Deschepper à la guitare, Étienne Auger à la drumbox (c'est Étienne qui réalise actuellement le livret de notre nouvel album), DJ Nem aux platines... Sont également présents les guitaristes Hervé Legeay et Jean-François Pauvros, le violoncelliste Didier Petit, le contrebassiste Olivier Koechlin, le trombone Yves Robert, Elsa chante Cause I've Got Time Only For Love, Bernard dit un poème de Michel à la demande de sa femme, Antoine Schmitt fait danser sa Vénus interactive, Didier Silhol danse au milieu du public serré comme des sardines. Last but not least, l'écrivain Alain Monvoisin fait une prestation rock'n roll que je n'aurais pas dû oublier lors de la première mise en ligne de ce billet. Nous refusons près de deux cents personnes dont la journaliste de Libération qui s'en ouvre dans ses colonnes. Énorme succès, mais je suis en colère contre Michel qui a vidé une demie bouteille de whisky dans les loges pour se donner du courage. Il est incapable de faire passer l'émotion de son texte. Nous ne nous reverrons que huit ans plus tard. Le pouvoir magique de notre collaboration se vérifie aujourd'hui. Michel me confiait hier que l'enregistrement de notre "poème symphonique" lui avait valu quelques jolis succès auprès de jeunes filles. Pas plus tard que... Michel aime le sexe, il l'a beaucoup écrit. Je me risque. Miches, elles, où est le bec ?
L'athée pratique l'exorcisme. C'est un être sensible, écorché vif, ne correspondant absolument pas à l'image reproduite par les médias. En dix ans, sa notoriété ne l'a pas changé d'un pouce. La mise en bec de sa cigarette ressemble au geste d'un lycéen qui s'est perpétué avec le temps. Je n'ai jamais rencontré de personnalités publiques plus intègres que le poète. J'écris poète comme Cocteau se disait poète quel que soit son domaine d'intervention. Houellebecq est écrivain lorsqu'il écrit des romans, il devient aujourd'hui cinéaste, abandonnant la plume sauf en de rares occasions. Il peut être photographe, essayiste ou je ne sais quoi. Lui non plus, il ne sait pas. Une bonne façon d'échapper aux petites boîtes dans lesquelles vous range la presse. Michel m'avoue que ses provocations furent toujours émises dans l'impatience et l'énervement suscités par les questions des journalistes. Il dit parler trop, plus à l'aise sur sa messagerie électronique qu'au téléphone ou de visu. Il rêve d'un beau papier, nacré ou velouté. Il se plaint aussi des pressions des éditeurs, toujours plus fortes à mesure que sa notoriété augmente. Crainte de procès du service juridique. "Allez Michel, changez le nom d'untel, ça ne va pas bouleverser votre roman !" Absence d'intérêt de leur part pour les produits dérivés. La poésie ne se vend pas, du moins en ont-ils décidé ainsi. Tirage de 1500 exemplaires contre 400 000 vendus en France du dernier roman, La possibilité d'une île. Comme nous évoquons le film qui est en préparation, il me demande de ne pas lire le roman. Ce sont deux choses trop différentes.
Nous élaborons ensemble notre disque en duo. J'ai ajouté une pièce instrumentale composée avec Bernard Vitet qui produit le même dynamisme léthargique que le "poème symphonique" avec Michel. J'ai écrit "slam" pour sa prestation vocale, ça lui plaît beaucoup. Je me laisse porter par la musique des mots et l'évocation cinématographique des sons électroniques. Établissement d'un ciel d'alternance fait irrésistiblement penser à un gros pétard. Michel dit que ça fonctionnerait bien avec. J'affirme qu'il nous en dispense, tant on se laisse bercer et entraîner dans une étrange langueur hypnotique. On plane. Je nous imagine allongés sur le dos, admirant les nuages, tels Ninetto Davoli et Toto dans l'admirable court métrage de Pier Paolo Pasolini, Che cosa sono le novole ?
Nous sortons dans le jardin. J'enclenche la minuterie de l'appareil photo. Nous choisirons une autre image que celle-ci. Michel préfère les feuilles.

vendredi 10 novembre 2006

Le poème électronique de Varèse et Le Corbusier


Comme j'ai appris à intégrer des vidéos dans mon blog et que j'ai plusieurs fois parlé d'Edgard Varèse (billet du 12 mai) et de Le Corbusier (billets des 25, 26 et 27 août, et 11 septembre), je ne peux résister à mettre en ligne le célèbre Poème électronique présenté à Bruxelles en 1958 dans le Pavillon Philips de l'Exposition Universelle.
La musique de Varèse était retransmise par 425 haut-parleurs et vingt groupes d'amplificateurs devant 500 spectateurs qui pouvaient admirer les images projetées par Le Corbusier et filmées par Philippe Agostini. Le jeune compositeur-architecte Iannis Xenakis (son Concret PH de deux minutes alternait d'ailleurs avec le Poème qui en dure huit) réalisa le bâtiment conçu par Le Corbusier et dont la forme ressemblait de l'extérieur à une tente de cirque à trois sommets, tout en courbes hyperboliques et paraboliques futuristes, et de l'intérieur à un estomac ! Seize séances par jour à raison d'une toutes les demi-heures pendant 134 jours font un total d'un million de visiteurs. Dans cette reconstitution l'impressionnante spatialisation, un des rares rêves de Varèse qu'il put réaliser, manque autant que l'éclatement des images et des lumières colorées et mouvantes...
"La musique était enregistrée sur une bande magnétique à trois pistes qui pouvait varier en intensité et en qualité. Les haut-parleurs étaient échaffaudés par groupes et dans ce qu'on appelle des "routes de sons" pour parvenir à réaliser des effets divers : impression d'une musique qui tourne autour du pavillon, qui jaillit de différentes directions ; phénomène de réverbération..." (E.V., conférence au Sarah Lawrence College en 1959).
Varèse utilisa des voix, des cloches, de l'orgue, un ensemble de free jazz (avec Charlie Mingus, Teo Macero, etc.) qui marque probablement la naissance de ce style musical et des sons électroniques à travers une série de filtres, modulateurs en anneau, distorsions, fondus et diverses manipulations de la bande magnétique telles que mises à l'envers et changements de vitesse. Aucun synchronisme entre sons et images, mais une dialectique du hasard !
Sept séquences : Genèse, Esprit et matière, De l'obscurité à l'aube, L'homme fit les dieux, Comment le temps modèle les civilisations, Harmonie et À l'humanité tout entière. À propos du Poème, Varèse parla de "charge contre l'inquisition sous toutes ses formes". Dans ses indispensables Entretiens, lorsque Georges Charbonnier lui demande quel est son dernier mot, le compositeur répond : imagination.

jeudi 9 novembre 2006

My Name is Albert Ayler


My Name is Albert Ayler. C’est ainsi que le saxophoniste ténor le plus original de toute l’histoire du jazz se présente un soir à Sunny Murray et Gary Peacock. La nuit dernière, j’ai pu télécharger sur dimeadozen le passionnant portrait réalisé par le suédois Kasper Collin. Soixante dix neuf minutes d’entretiens, d’extraits vidéo, de photos de famille et les rares images muettes existantes d’Ayler. Sa voix est heureusement très présente grâce à des interviews réalisées entre 1963 et 1970. Son père Edward, son frère le trompettiste Don Ayler, le batteur Sunny Murray, le violoniste Michael Sampson, Bernard Stollman fondant le label ESP avec Spiritual Unity, ses ami(e)s, Mary Parks (Mary Maria) refusant d’apparaître à l’image pour conserver sa part de mystère, témoignent de la personnalité élégante et réservée du compositeur. On le voit jouer du ténor, chanter New Grass, mais il resterait à rénover la copie invisible des Nuits de la Fondation Maeght sorties seulement en CD, pour moi le plus extraordinaire témoignage du génie d’Albert Ayler. Surveillez aussi le site du film qui est annoncé en ligne pour bientôt !
Le blues, son passage dans l’armée, sa culture, son inventivité, sa mystique égyptienne ont suscité une musique étonnante qui ne ressemble qu’à elle-même. Pourtant, les temps ont été difficiles, les musiciens pouvant rester quatre ou cinq jours sans rien manger. Coltrane envoya un peu d’argent lorsqu’Albert lui écrivit désespéré. Je suis touché de l’entendre se référer à Charles Ives, obligé de faire un autre travail pour continuer à écrire sa musique. La chanteuse Mary Maria, sa compagne d’alors, raconte qu’il pensait que sa mort pourrait représenter une solution pour sauver sa famille de la misère… Mais on ne sait rien.
Le 5 novembre 1970, Albert Ayler quitte l’appartement de Mary Parks. Son corps sera retrouvé le 25 novembre, flottant dans l’East River. Il avait 34 ans.

mercredi 8 novembre 2006

Électrofication


La Mission Jazz 93 organise sa saison 2006-2007 sur le thème de l?électro. Des ateliers pédagogiques aboutiront à cinq créations dirigées par Paul Brousseau, Yves Robert, Michel Benita, Guillaume Orti & Olivier Sens, et par moi-même.
J?ai rencontré hier les professeurs du conservatoire de Pavillon-sous-Bois et des écoles de musique de Romainville et des Lilas qui m?aident à organiser l?un des ces projets pédagogiques. Je ne m'intéresse pas à l'électro en tant que style ou mode, mais telle une collection d?outils. L?atelier est ouvert à tous les élèves. Je me suis proposé d?aller à la rencontre de leurs désirs plutôt que de leur imposer une partition finie qu?ils n?auraient plus qu?à interpréter. La structure définitive de l??uvre dépend du nombre des participants et de leur instrumentation. Comme les journées de stage sont peu nombreuses, l?aide des professeurs Guilhem André, Julio Laks, Patrice Mazières et Bernard Michel sera déterminante.
Premier contact, je compte présenter mon travail un peu comme j?ai l?habitude de le faire dans les écoles d?art ou de multimédia, puis d?écouter ceux et celles que j?aurais réussi à séduire. Suivront deux séances de travail déterminantes qui aboutiront à un enregistrement discographique et à un concert, le Triton étant de la partie.
Le spectacle Électrofication s?élabore autour d?images interactives projetées sur grand écran (Pixel by Pixel, Big Bang?) et par l?utilisation d?effets électroniques en temps réel transformant tant le son que le jeu des improvisateurs. Cette approche offre également de programmer des modules musicaux interactifs originaux (La Pâte à Son, FluxTune) pour ouvrir de nouveaux horizons à la composition. L?ensemble s?articule donc autour d?un travail de soliste « électrofié », de la programmation de machines musicales et de jeu en imitation pour les humaniser. Il y est question des relations anthropomorphiques entre l?homme et la machine.
Mais ce n?est que la première partie de la soirée. La création commandée par la Mission 93 sera suivie d?une autre, celle-ci avec les nouveaux Somnambules composés d?Étienne Brunet (sax alto, cornemuse, ring modulator), Éric Échampard (batterie, électro), Nicolas Clauss (images interactives sur grand écran) et de moi-même (machines, trompette à anche).


Je partage depuis trente ans avec Étienne le goût des histoires à dormir debout et des musiques innommables. J?écris aussi dans les Allumés comme il rédige sa rubrique Petite Fleur Électronique chaque mois dans Jazz magazine. Il y a cinq ans nous avons fait un concert pour casques en trio avec son fils Léo à la gameboy ! Bien que tous les deux aimions bien jouer les empêcheurs de tourner en rond, la quadrature du cercle est impossible, même avec la rythmique lyrique d?Éric Échampard. En 2003, lors des Rencontres d?Arles de la Photographie, nous avons tenue la scène pendant plus de trois heures sans que je ne pense jamais à Éric comme à un batteur mais comme un musicien ! Quant à Nicolas Clauss, il n?est pas nécessaire que je présente ici un de mes historiques alter ego, un frère. Il manipulera images et sons avec une simple souris, loin de toute technoïdicité. Le quartet, se jouant du modernisme comme des archaïsmes, présentera un spectacle audiovisuel inédit autour de courtes pièces aussi variées qu?inattendues. Je ne joue plus très souvent à Paris que vous méritiez de manquer le 3 mai prochain, alors notez dores et déjà cette date sur vos calendriers...

Photo du Placard : Syvie Astié