Jean-Jacques Birgé

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vendredi 29 avril 2011

Repérage à vélos


Repérage à Villeurbanne pour le work in progress de notre projet musical et chorégraphique avec les dix premiers vélos. La version définitive sera réalisée avec cent Vélov' puisque c'est leur nom lyonnais. Cette étape de création sera probablement présentée dans le cadre champêtre d'un square pendant le festival Les invites qui se déroule chaque année dans la rue à l'initiative des Ateliers Frappaz, centre métropolitain des arts urbains. Ce hors d'œuvre réunira un orchestre composé de 4 senzas (pianos à pouces), 2 bols tibétains, 2 faisceaux de trompes, 1 tambour et 1 cymbale. Tous les instruments sont activés en pédalant, sauf les trompes dont le soufflet est situé sous la selle avec des touches sur le guidon. Dans le futur le plat de résistance exigera une partition totalement différente puisque cent cyclistes en seront les danseurs-musiciens. Les dix premiers vélos de cette mise en jambes exigent une programmation plus dense que lorsqu'ils atteindront la centaine. Nous rajoutons par exemple des plectres aux senzas. Le ballet s'adapte chaque fois à l'espace où il est présenté. L'intérêt du projet musical tient en partie à l'aspect spatial de la partition en plus de son développement dans le temps. Certains instruments exigent des perspectives lointaines quand d'autres profitent de la proximité du public. Chaque jour Wolf Ka doit réinstaller les prototypes construits par Sylvain Ravasse sur les vélos empruntés aux bornes. Hier après-midi nous avons testé une première prise de La sortie des ateliers Frappaz à Lyon !

jeudi 28 avril 2011

Souffler n'est pas jouer


Souffler n'est pas jouer, mais c'est un bon début. Entendre mon retour à la trompette et celui de Bernard chez lui après quinze jours d'hôpital pour infection pulmonaire carabinée. Souffler n'est pas jouer. Mon camarade Bernard Vitet n'est plus sous oxygène que douze heures par jour, mais le paquet de clopes est entamé. Cela me fait plaisir de le voir debout. Il a recommencé à manger. Souffler n'est pas jouer, même si je me souviens des conseils avisés qu'il nous glissa à l'oreille il y a 35 ans. Penser la note avant de l'émettre. Faire comme si l'on crachait un petit brin de tabac déposé sur la lèvre inférieure. Imaginer une flèche qui file de l'occiput à l'embouchure. Toujours sans effort. Comme si l'on disait le "ich" allemand. Laisser tomber le "bin". Je suis. Bernard griffonne un croquis où le point du "ich" joue le rôle d'un miroir incliné qui renverrait l'image du souffle venant d'en bas. Remonté à la maison sur mon destrier à deux roues, je retrouve des dessins qu'il avait réalisés au début des années 70 pour une animation pédagogique. Je recopie "L'embouchure est posée sur les lèvres, sans s'y appuyer. Les lèvres, tendues sans contraction, vibrent et produisent le son. On sélectionne les harmoniques émises en contrôlant la tension de la colonne d'air et celle des lèvres. La langue reste souple et arquée ; position haute : vers l'aigu ; position basse, vers le grave. Le diaphragme contrôle la régularité de la colonne d'air." Bernard m'explique les vocalises qu'il a imaginées, modales pour ne pas se lasser, en décalant le premier temps à chaque répétition, on glisse ainsi d'une tonalité à l'autre, toujours sans effort. Souffler n'est pas jouer ? Je mets la radio et j'improvise comme ça vient. Miracles. Lorsque le timbre ne me plaît pas j'enfonce une de mes deux sourdines Harmon dans le pavillon. Comme ça on est deux à réapprendre à respirer.

lundi 18 avril 2011

Frank Zappa, la Freak-Out List


Pour un aficionado le titre est alléchant. En 1966 sort Freak Out!, le premier album des Mothers of Invention. Y figure la liste des "personnes ayant contribué matériellement de diverses manières à rendre la musique des Mothers of Invention ce qu'elle est", et la mère supérieure d'ajouter "SVP ne le retenez pas contre eux".
En 2004 je terminai mon article pour Jazz Magazine intitulé Les M.O.I., l'émoi et moi par "J’ai toujours considéré Zappa comme le père de mon récit, du moins pour la musique. Chaque fois que je « découvrais » un nouveau compositeur, je courrais voir s’il appartenait à la liste d’influences que Zappa donne dans son premier album. Ainsi, depuis 1968, j’ai vérifié les noms de Schoenberg, Kirk, Kagel, Mingus, Boulez, Webern, Dolphy, Stockhausen, Cecil Taylor, et mon favori, Charles Ives… Je suis surpris aujourd’hui de ne pas y lire les noms de Conlon Nancarrow, Harry Partch ou Sun Ra (...)."
Rob Johnstone vient de publier en DVD son film prétendant aborder la liste de rêve. Le but est en fait d'initier le public anglais à la musique du compositeur américain, mais le réalisateur ne s'intéresse hélas qu'aux influences "classique" les plus connues (Schönberg, Stravinski, Varèse), au doo-wop (témoignage de deux membres des Cadillacs) et au jazz de Miles Davis (digression hors-sujet suspecte). Pour quiconque est peu familier avec la musique de Frank Zappa, The Freak-Out List est d'un intérêt certain, mais les autres n'y trouveront pas de quoi se nourrir. La forme du reportage est fidèle au style plan-plan de ce genre d'exercice, les documents trop courts alternent avec des interviews découpées en rondelles. Trois anciens Mothers, Ian Underwood, Don Preston et George Duke, les biographes Ben Watson et Greg Russo, celui de Varèse, Alan Clayson, l'historien David Nicholls et le spécialiste de R&B Robert Pruter s'y conforment. C'est dommage.
Je suis déçu. Le film reste à faire. Il irait à la pêche aux archives pour nous révéler les merveilles qui ont fait saliver Zappa et peut-être quelques énigmes de son inspiration. Les 179 noms s'égrènent dans un apparent désordre, 23 environ pour chacune des 8 colonnes. Malgré mon érudition en la matière je n'en connais pas la moitié. L'enquête devrait être exhaustive, systématique. La liste continuera-t-elle à susciter des vocations ? Est-elle le fruit d'un brain storming ? Quels secrets y sont cachés ? Zappa contrôle-t-il déjà tout ce qu'il livre au public ? Sur Wikipédia un détective électrique tente l'opération, la liste est là, classée méthodiquement, chaque nom renvoyant à un nouvel article de l'encyclopédie contributive, mais il reste quelques inconnu(e)s.
Le carton de mon pressage américain est deux fois plus épais qu'un européen. C'est un des premiers doubles, un album-concept qui a influencé le Sergent Pepper's des Beatles. Son producteur, Tom Wilson, a également à son actif Sun Song de Sun Ra, The Times They Are a-Changin’, Another Side et Bringing It All Back Home de Bob Dylan, Wednesday Morning, 3 A.M. de Simon & Garfunkel, Chelsea Girl de Nico et White Light/White Heat du Velvet Underground. À cette époque il y avait des types qui avaient du nez et prenaient des risques. Freak Out! n'eut aucun succès à sa sortie aux USA et resta confidentiel ailleurs.
En 2006, pour le quarantième anniversaire du vinyle, le Zappa Family Trust a publié The MOFO Project/Object, un quadruple CD qui passionnera les fans, playbacks instrumentaux, prises alternatives, remix ultérieurs, documents d'archives, etc. Les autres pourront acquérir le petit chef d'œuvre sous sa forme originale, plus simple.
Mélange de chansons pop et de rock, d'expérimentations hirsutes et facéties vocales (Freak Out!, Absolutely Free et We're Only In It For The Money), de pièces symphoniques (Lumpy Gravy), de doo-wop (Ruben & The jets), de blues, de jazz (Uncle Meat), les premiers albums de Zappa sont tous incontournables, tous brassant toutes ces influences en un melting pot unique qui ne ressemble qu'à son auteur, compilateur de génie, arrangeur visionnaire, citoyen engagé, compositeur emblématique de la seconde moitié du XXe siècle dont la popularité ne cessera de grandir.

vendredi 15 avril 2011

Le trésor d'Albert Ayler


Sept ans, l'âge de raison. C'est le temps qu'il m'aura fallu pour craquer. Depuis des mois, l'énorme coffret me faisait de l'œil dans la vitrine du Souffle Continu, le magasin de disques indépendant où l'on trouve tout ce qui sort de l'ordinaire. Le prix m'arrêtait, 90 euros. Pourtant, cela valait le coup : 9 CD d'enregistrements rares et inédits, un luxueux livret de 208 pages relié et illustré avec des textes d'Amiri Baraka, Val Wilmer, Marc Chaloin, Ben Young, Daniel Caux, etc., des facsimilés de programmes et de notes manuscrites, des photos, un dixième CD bonus du temps de son service militaire et même une fleur fânée ! Holy Ghost ressemble à une boîte de biscuits noire dans laquelle on aurait glissé des trésors de l'enfance. L'enfance de l'art. L'art brut. Le brut du décoffré. La magie absolue. L'essentiel. La bande de carton beige qui entoure l'objet annonce la couleur : "Coltrane était le père. Pharoah Sanders le fils. J'étais le Saint-Esprit." Albert Ayler est au free jazz ce que Jimi Hendrix est au rock, une apparition fulgurante, inimitable, l'énergie à l'état pur, la musique américaine, le lyrisme tordant le cou à la mélodie jusqu'à nous rendre ivres... La mort du saxophone ténor, retrouvé noyé dans l'East River en novembre 1970 à l'âge de 34 ans, restera une énigme.


Ayant déjà souvent relaté mon admiration absolue pour l'art d'Albert Ayler, je renvoie le lecteur à mes précédents articles, deux en particulier, le premier en 2006 sur le film My Name is Albert Ayler, le second publié l'an passé par un compilateur indélicat qui en avait fait sauter le titre, Le sabre et le goupillon. Si vous ne connaissez pas Albert Ayler, mieux vaut commencer par la réédition CD des Nuits de la Fondation Maeght où j'eus la chance d'être, comme on dit d'être vivant. Mais si vous croyez avoir tout entendu, alors faites-vous plaisir, parce que l'objet sera forcément un jour épuisé, et alors vous regretterez amèrement de ne pas vous être saigné (je n'ai pas dit "signé", car je n'entends pour ma part dans ce sacrement que son aspect profane, les arcanes de l'inconscient tenant lieu de grâce).

P.S. : aux côtés d'Ayler, par ordre d'apparition, Herbert Katz, Teuvo Suojärvi, Heikki Annala, Martti Äijänen, Cecil Taylor, Jimmy Lyons, Sunny Murray, Gary Peacock, Don Cherry, Burton Greene, Frank Smith, Steve Tintweiss, Rashied Ali, Donald Ayler, Michel Samson, Mutawef Shaheed, Ronald Shannon Jackson, Frank Wright, Beaver Harris, Bill Folwell, Milford Graves, Richard Davis, Pharoah Sanders, Chris Capers, Dave Burrell, Sirone, Roger Blank, Call Cobbs, Bernard Purdie, Mary Parks, Vivian Bostic, Sam Rivers, Richard Johnson, Ibrahim Wahen, Muhammad Ali, Allen Blairman. Les deux derniers CD sont consacrés à des interviews d'Albert Ayler avec Birger Jørgensen, Kiyoshi Koyama et Daniel Caux qui s'entretient également avec Don Cherry.
Le site de Revenant Records offre le détail des CD, quelques extraits mp3, des photos, des extraits de presse.

mercredi 13 avril 2011

Finir la musique, pour commencer !


Qu'un jeune homme choisisse le dernier plan de la Villa Santo-Sospir pour ouvrir son blog et celui du Testament d'Orphée pour le refermer ne peut qu'entretenir ma sympathie. Le fantôme de Jean Cocteau, artiste protéiforme, se sera penché sur son berceau en convoquant une cohorte de bonnes fées qui lui communiqueront le désir d'écrire et de jouer. En analysant la fin, le jeune garçon précoce se préparait un avenir. Il a depuis grandi et ne pourra bientôt plus émouvoir ses pairs en incarnant la jeunesse si ce n'est l'éternelle, privilège des poètes. Son duo à paraître sur le label Bee Jazz avec le pianiste Benoît Delbecq se révèle déjà un petit chef d'œuvre de sensibilité et d'intelligence partagée.
Antonin-Tri Hoang, saxophoniste, clarinettiste, pianiste, compositeur, que sais-je encore, a enfin mis son mémoire en ligne. "Finir la musique", beau sujet pour le gamin qui commençait ce travail d'étude dans le cadre de son Master 2ème année au CNSMDP (Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris) en mars 2009 et recevra les félicitations du jury à l'unanimité l'année suivante. Qu'il me sollicite pour le diriger m'honora plus que je ne pensais l'aider. Nous eûmes quelques discussions à bâtons rompus sur la composition musicale et l'improvisation, terme qui n'exprime que la contraction du temps entre l'écriture et l'interprétation. Nous écoutâmes quelques références étoilées, entendre comme elles brillent malgré leur distance, et les commentaires du blog qu'il initia à cette occasion furent surtout alimentés par son artiste de mère, Marie-Christine Gayffier, et par ma fidèle attention. Passé le mot "fin", les illustrations représentent Eric Dolphy, Erik Satie et Marcel Proust, c'est tout dire de son inspiration comme de ses expirations.


Dans les dernières notes que je lui envoyai trop tard pour qu'il en tienne compte, la nuit où il bouclait son mémoire, je critiquai (mes termes en italiques) son évocation des frontières. La musique n'en a pas. Ce n'est pas pour délimiter l'espace qu'elles ont été inventées. L'horizon est infini. La Terre n'appartient pas aux humains, c'est le contraire. Il s'agirait plutôt de dessiner un cadre, de délimiter l'espace pour ne pas s'y perdre. J'ajoutai : tes comparaisons du premier paragraphe sont aussi sujettes à caution : le langage a une structure, ce n'est pas une fin... La durée a peut-être à voir avec les rotations de la planète, la révolution copernicienne. La fin fait peur quand le début enchante. Les interrogations d'Antonin se retrouveront dans sa musique. Lorsque vous entendrez sa ligne de anches ayez son texte à l'esprit ! Il éclaire sa pensée, son œuvre en devenir. Tenez-le à l'oreille, aux deux même, tant le monde du son jouit du relief et des perspectives. Ça s'écoute sans fin...

jeudi 7 avril 2011

Vélib à musique


Le travail sur le Poème symphonique pour 100 vélos avance doucement, mais sûrement. Wolf Ka m'avait convié à Pigalle mardi aux premiers essais de nos vélib' à musique, soit le bol chantant et la senza, deux prototypes parmi la dizaine d'instruments originaux construits avec le luthier expérimental Sylvain Ravasse. N'ayant pas encore convaincu JC Decaux de nous prêter quelques montures nous devons œuvrer avec les moyens du bord, soit nos propres cartes d'abonnés. Évidemment avec le beau temps on ne trouve plus un vélib' à la ronde et il nous faut ruser pour en attraper deux et installer les dispositifs sur le moyeu. La senza fixée lames vers la roue, nous vissons des plectres sur les rayons pour actionner telle ou telle note, le rythme et la fréquence entre elles dépendant de leur position et de la vitesse du pédalage.


Nous roulons de concert pour tester le niveau sonore et l'harmonie. Le bol tibétain excité par une petite roue produit un son aigu continu qui se marie parfaitement au rythme de la senza. Il est étonnant de constater que les passants ne font nullement attention à nos facéties sonores. Le 18 juin à Villeurbanne nous présenterons un petit ensemble de dix vélos composé de senzas, cornemuses et percussions diverses avant de passer aux choses sérieuses, le temps de rassembler les coproducteurs nécessaires au projet complet. La chorégraphie et la composition musicale sont écrites de paire, car ici, en termes d'équilibre sonore et de structures musicales, l'espace est un facteur aussi déterminant que le temps. En attendant, ça roule !

vendredi 1 avril 2011

Les doigts dans la prise


J'avais annoncé la couleur jeudi 24 mars en contant la deuxième session de notre nouveau trio. Depuis, Birgitte avait trouvé notre nom, Strøm, qui signifie courant en danois. Comme en français, il exprime le courant électrique ou celui d'une rivière, et, pourquoi pas, un mouvement artistique. Il rappelle évidemment stream en anglais. Sacha précise que dans un jardin zen le courant (la rivière) traduit l'éphémère en opposition aux pierres qui évoquent la permanence. Pour un groupe d'improvisation branché sur le 220V qui n'appartient encore à aucun, le courant passe bien. Trop bien ! Lê Quanh Ninh laisse cette nuit un commentaire nous signalant qu'il existe déjà un groupe portant ce nom. La tuile ! On va devoir se retriturer les méninges...
(P.S. : il semble que le trio ait décidé de s'appeler EL STRØM pour éviter la confusion)
Le 7 février dernier nous avions mis en ligne Sound Castle, premier album virtuel de notre nouveau trio, le jour même où il fut imaginé et enregistré ! Aujourd'hui Fresh 'n Chips est le second album avec la chanteuse danoise Birgitte Lyregaard, le polyinstrumentiste Sacha Gattino et moi-même. Enregistré les 21 et 22 mars 2011, il est disponible gratuitement sur drame.org, téléchargeable et écoutable en direct au format mp3. La musique ne donne tout son jus qu'au format audio, mais ces copies mp3, branchées sur un bon ampli, rendent bien la passion et la fougue qui nous animent.


Sacha prépare ses programmes à l'avance tandis que je me laisse aller à l'inspiration du moment. Son système informatique centralise tous ses sons dans un échantillonneur auquel il affecte des effets et qu'il contrôle avec un clavier sophistiqué. Le second jour j'ai décidé d'abandonner les claviers de mes synthétiseurs au profit de matériels plus légers, un Kaossilator branché sur un filtre analogique, le Tenori-on et la Mascarade Machine inventée avec Antoine Schmitt et qui tourne sur mon MacBook. Tous deux utilisons des instruments acoustiques, Sacha pose un carillon, une cithare et d'autres objets sur une caisse de résonance, tandis que j'ai ressorti ma panoplie d'homme-orchestre : des flûtes (construites pour moi par Bernard Vitet, une varinette qui se joue en soufflant avec le nez, etc.), anches (trompette à bec, clarinette en PVC), guimbardes multiples voire quadruple, un vrai violon et plein de trucs bizarres dont des ballons de baudruche sur lesquels je m'entraîne ces temps-ci. Ayant exhumé mon cornet en mi bémol pour la photo, j'ai décidé de m'y remettre ! Pour les prochaines séances, Birgitte apportera sa propre table de mixage pour pouvoir maîtriser elle-même les effets sur sa voix, ce qui ne m'empêchera pas de la martyriser avec le H3000 en lui confiant un second microphone.
Voici donc une seconde heure de musique en attendant la suite, futur mélange de reportage et de jeu en direct, travail sur le silence et la rythmique du quotidien, à expérimenter fin avril dans notre laboratoire... Comme tout un chacun je découvre ce que nous avons fait en écoutant en ligne les neuf pièces qui constituent Fresh 'n Chips.

Photos © Sonia Cruchon