Jean-Jacques Birgé

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mercredi 28 octobre 2009

Reconnaissance


Mon hagiographie intrigue plus d'un lecteur bienveillant. Pascale me demande de qui attends-je de la reconnaissance. Si j'en perçois ici et ailleurs, ce ne peut être que de mes pairs, entendre de mon père, suggère-t-elle avec malice. Or le 23 octobre j'ai fait de désagréables cauchemars dont la date coïncide avec son anniversaire. J'incarne en effet sa revanche, puisqu'il dût abandonner le monde du spectacle à 40 ans et retourner à l'école pour nourrir ses deux enfants. Mon père, avec ses manières de nouveau riche (c'était très relatif, il finit de rembourser ses dettes à 67 ans, trois ans avant sa mort), était très fier de son rejeton. Alors qu'il était hospitalisé pour des problèmes cardiaques, il me présente à l'infirmier qui fait son lit : "Mon fils, qui est compositeur..." Comme le type n'en a rien à battre, mon père insiste "... d'opéra !". Nous venions d'être joués à l'Opéra Garnier avec la partition de Manèges, chorégraphie de Karine Saporta avec le GRCOP, et avions enregistré L'hallali, opéra-bouffe sur un livret de Régis Franc interprété par l'Ensemble de l'Itinéraire, le premier album en CD du Drame. De là à me qualifier de compositeur d'opéra il y a un monde. Pour lui c'était la panacée universelle. Dans ses derniers jours, comme il écoutait la Callas au casque les larmes coulaient le long de ses joues. Je continue à sentir le poids de son regard posé sur moi, vingt-deux ans après sa mort qui me renvoie automatiquement à la mienne.

J'ai retrouvé la photo dans le dossier de l'opérette Nouvelle-Orléans, avec Sidney Bechet et Mattye Peters, qui sonna la faillite de mon père. Il vendit heureusement le bureau Empire, qu'il tenait lui-même de son père, avant de déménager de la rue des Peupliers à la route de la Reine à Boulogne-Billancourt. Mon oncle, Gilbert Martin, avait peint son portrait. Dans le grand miroir, j'aperçois le vieux poste de radio Telefunken, un insigne de la paix que j'avais fabriqué avec du papier d'aluminium et un téléphone à cadran.

mardi 27 octobre 2009

Maladresse


C'est malin, presque drôle ! Elsa venait de réaliser une série de portraits pour illustrer mon billet d'orgueil. Un mouvement malheureux a rendu mon appareil-photo inopérationnel. Comme c'est joliment dit, n'est-ce pas ? C'est toujours pénible pour un garçon qui prend soin de ses affaires. Je m'en suis voulu et puis j'ai pensé qu'il y avait plus grave dans la vie. J'ai fait un dernier essai. L'objectif ne sort plus. Par hasard, dans le champ se trouvaient un fauteuil orange et le canapé vert sur lequel était posée ma vareuse rose devant le sol bleu. Comment continuer à placer des images au-dessus de mes mots ? Malgré sa portière ballante, le vieux Nikon fera l'affaire en attendant la réparation. De toute manière, j'entre en studio pour la semaine et n'aurai pas beaucoup le temps d'en profiter. Je dis n'importe quoi. Vais-je m'arrêter quelques jours ? Cela m'étonnerait. J'ai un chapitre d'avance pour ma rubrique fiction, ensuite je ne sais pas.

dimanche 18 octobre 2009

Vingt arrondissements en conduite automatique


Pourrais-je jamais me lasser de Paris ? Je fais halte à chaque pont traversé pour admirer la perspective. Je grimpe cette fois à Beaubourg, un autre jour au studio de Gustave Eiffel, en haut d'une tour de Notre-Dame ou sur n'importe quel toit où se réincarnent illico Fantômas et Musidora. Mes rues sont celles du Ballon rouge et la Seine me rappelle la première péniche de Bruno Schnebelin lorsqu'elle mouillait sous le pont d'Austerlitz. Je suis né dans la rue des Martyrs, précisément Cité Malesherbes, ma mère Boulevard de Strasbourg et ma grand-mère rue Saint-Denis. Depuis que nous habitons de l'autre côté du Périphérique, nous apprécions d'autant plus les charmes de Paris que nous nous y sentons comme des touristes. À chaque quartier correspond une ou plusieurs histoires, je salive en pensant aux restaurants de chaque arrondissement, je cherche les jardins et je pédale le sourire aux lèvres lorsque je n'arpente pas le bitume. Mes souvenirs n'ont rien de nostalgique, ou du moins ils s'équilibrent avec ma curiosité pour les transformations urbaines. Je regrette l'obscurité de certains passages comme des rues avant les phares obligatoires. J'adore l'invasion des vélos et le mélange du moderne et de l'ancien. Le plus simple et le plus amusant sera pour moi aujourd'hui de faire un petit tour dominical, arrondissement par arrondissement, en pratiquant la conduite automatique.
1. Le Palais-Royal de Colette et Cocteau est d'abord mon jardin d'enfant, à deux pas de mon école rue Vivienne. Nous poussons parfois jusqu'aux Tuileries pour les ânes et le manège de chevaux de bois... Mon père avait un bureau au 1 rue Turbigo. Je me souviens de l'odeur des Halles, mélange de senteurs printanières et de putréfaction.
2. Plus douçâtres, les grands boulevards qui sentent les pralines mènent à l'Opéra, chef d'œuvre de Charles Garnier, où je regrette de ne plus aller depuis que les œuvres lyriques ont été déportées dans l'abominable bâtisse de la Bastille. Une de mes fiertés est d'y avoir été joué du temps du Drame.
3. La chanteuse Tamia habitait rue Charlot. Aucune des bandes enregistrées ensemble n'a été publiée. Dommage ! On y reviendra...
4. Entre la maison de Victor Hugo et la rue de Sévigné mon cœur balance. "Sur cette table, j'ai écrit La légende des siècles" a gravé dans le bois le peintre-écrivain. Mes amours de 20 ans ont ressassé l'autre adresse à en devenir fou. J'ai mis quelques années à m'en échapper.
5. La serre du Jardin des Plantes m'emporte sur un tapis volant jusqu'aux profondeurs de la jungle. J'y passe toujours quand c'est fermé, en toute déception. Le hammam de la Mosquée me renvoie dans les cordes du chanvre lorsque nous y allions en bande lysergique.
6. Il y a toujours du sable, mais la chaussée a été goudronnée. On se pressait du citron dans les yeux pour supporter les grenades lacrymogènes.
7. Avec mon cousin Serge nous rejouions Ben Hur avec la poussette en osier de Grand-Maman. Nous allions voir des films à la Pagode. Le rideau de scène du Sèvres était orné de publicités fluorescentes pour des magasins du quartier.
8. Ma tante Catherine m'avait invité à manger une énorme glace, un Chocolate Rock, au Drugstore des Champs Élysées, pour mon anniversaire. Je me souviens comment nous cherchions une table avec mes parents et plus tard au Pub Renault. Maman adorait les illuminations de l'avenue.
9. Elle m'emmenait faire des courses aux grands magasins, c'était beaucoup moins drôle. Je suis totalement allergique à la chaleur oppressante qui s'en dégage. On pouvait passer la journée à prétendre m'acheter un slip de bain et faire tous les rayons pour évidemment revenir bredouille. L'horreur !
10. Je repense à la petite fille que j'ai renversée avec ma 4L quai de Jemmapes. Elle doit avoir plus de 40 ans. Les parents criaient "C'est pas de votre faute !" et Francis se souvient que j'étais devenu vert pomme. Plus de peur que de mal. J'ai appris à (me) conduire ce jour-là.
11. L'appartement était somptueux, mais je trouvais le quartier triste et gris. Je m'arrêtais toujours face à l'ancienne entrée de la prison de la Roquette, là où sont restées les stèles de la guillotine. J'y sens l'Histoire des mœurs, l'absurdité des hommes. Je repense aux 300 candidats recalés au poste du dernier bourreau.
12. Le Thaïlandais de la rue Crozatier a disparu depuis longtemps. Comme la maison d'Hélène qui rappelait celle de Dame Tartine...
13. Au 7 rue de l'Espérance, j'avais pignon sur rue et musique à la cave. L'indépendance. Le chat Lupin qui rappliquait au galop quand je le sifflais.
14. Nous avons hanté les Olympic. Le patron du resto péruvien s'est tué en automobile. Je me souviens du goût de son ceviche. J'ai rapporté chez moi le totem de la troupe sur la plateforme de l'autobus.
15. L'appartement de la rue Léon Morane possédait une sorte de terrasse étroite en rez-de-chaussée où nous nous inventions des aventures extraordinaires dans nos déguisements de fortune que mon père appelait chienlit. Il a perdu son travail après qu'un cambrioleur ait volé sa serviette. Je courais autour de la table en somnambule, les yeux fermés.
16. Elsa petite les aurait appelés les riches nazes. Je fréquentais le Mini Racing à cause des filles qui n'avaient d'yeux que pour les frimeurs de l'avenue Mozart. J'ai appris là-bas à ne plus perdre mon temps. La nature offrira plus tard d'autres latences, plus propices à la respiration.
17. Les luthiers s'agglutinaient rue de Rome. Je jouais un temps de la trompette et du trombone. Nous déjeunions dans le wagon supendu au-dessus des voies.
18. Tournage au cimetière de Montmartre avec Rollin. Tournage de films d'étudiants à la Goutte d'Or devant les bordels où les queues s'allongeaient. Merveilleuse rencontre boulevard Barbès.
19. Les Buttes Chaumont sont après le Père Lachaise mon espace vert préféré. Belleville rime avec cuisine chinoise. Et puis on se rapproche doucement...
20. Quelle drôle d'idée que de m'être lancé dans cette écriture automatique de souvenirs capitaux. Heureusement qu'il n'y a que vingt arrondissements ! Je m'arrête à la Porte des Lilas totalement fourbu d'avoir arpenté l'escargot de ma mémoire. Mais un dimanche que voulez-vous que je fisse ? Sinon aller voir ma fille Elsa sur son trapèze tout à l'heure à l'Atelier du Plateau, avec d'autres circassiens accompagnés par les musiciens Michel Godard (tuba), Bruno Helstroffer (théorbe) et Olivier Lété (basse)... Je lis que c'est complet, allez vous promener !

dimanche 11 octobre 2009

La croisière s'amuse (The Love Boat)


L'idée était charmante. Fêter son mariage en croisière sur la Seine à bord de la péniche Sans-Souci sous pavillon catalan revêtait quelque chose de surréaliste. On devient vite un touriste à redécouvrir Paris, d'abord dans les ambres du soleil couchant pour faire demi-tour à la nuit tombée entourés des étincelles de la ville lumière. Les amis avaient vieilli de trente ans, les enfants de certains ont l'âge de leurs parents à notre dernière rencontre, d'autres m'avaient connu barbu aux cheveux longs. Sur le pont il avait fini par faire frais. On descendit dîner et parler de ce que représente encore ou toujours l'institution du mariage, ses coutumes pour la plupart vidées de leur sens, les interrogations des jeunes adultes évoquant leurs diverses conceptions de l'amour, ce qu'ils en attendent tandis que les plus vieux savent que rien ne se passe jamais comme prévu, rêvé ou fantasmé, pour le pire et le meilleur s'entend. Hormis les mots et les regards, les gestes de la cérémonie à la Mairie ressemblent trop à ceux des enterrements pour que je ne puisse faire autrement que de m'en émouvoir. Cravates sur habits noirs, les filles sur leur 31, les vieux attendant leur tour, les jeunes ne sachant pas où ils mettent les pieds, embrassades à la queue leu-leu, décorum suranné des pompes et circonstances. La joie des jeunes mariés sauve la mascarade d'une société qui cherche à se rassurer quand les festivités évoquent un temps à jamais révolu et que le présent ne correspond plus à rien d'actuel. Il reste tout à inventer.


En voyant ce grand gaillard avec sa maman je repensais à la crevette d'il y a 32 ans et ne pouvais m'empêcher de regretter l'absence de son papa disparu il y a dix ans. Pince sans rire, cascadeur effarouché, révolutionnaire conservateur, Claude Thiébaut avait partagé quelques aventures d'Un Drame Musical Instantané, jouant du guide-chant sous un drap et diffusant des cassettes audio de reportages improbables pendant que notre trio dansait autour de lui. Je l'avais d'abord entendu avec Alpes accompagner Catherine Ribeiro au percuphone construit par Patrice Moullet, le frère du cinéaste. Plus tard il gèrerait les archives audiovisuelles du Parti Communiste à Uni/Ci/Té puis Zoobabel et me fit découvrir les films de Protazanov ou les fantaisies animées de Paul Terry. C'est grâce à lui que j'acquis les droits du photogramme de La vie est à nous qui orne la pochette de Trop d'adrénaline nuit.
Hier soir, je retrouvais donc le petit garçon qui à son tour figurera sur le recto du CD Sous les mers. Devenu pilote de ligne, Pierre-Étienne Dornès se plie d'hilarité chaque fois qu'il me revoit sauter au-dessus de la table d'Ordis tandis que j'imite un chimpanzé pour le faire rire et me fige en l'air, punaisé par un lumbago fulgurant. Ses copains sauront à leur tour épingler son indéfectible sourire. Brigitte, sa maman, a toujours été le comble de la gentillesse, capable de traverser la France pour venir au secours d'un camarade. Je lui dois mes plus belles partitions sonores pour le cinéma et mes premiers droits d'auteur conséquents lorsqu'elle était monteuse. Avec Pere Fagès, aristocrate catalan marxiste et un des meilleurs cuisiniers qu'il m'ait été offert de rencontrer, nous avons tous les trois accumulé les souvenirs merveilleux et des discussions sans fin où nous analysions la décadence d'un monde incapable de se renouveler, perdu dans ses morbides tours de passe-passe, empêtré dans des manipulations de ce que l'on a coutume d'appeler la démocratie et qui ressemble surtout à une soupape de sécurité pour que le Capital puisse continuer à faire suer le burnous, en d'autres termes exploiter les classes les moins favorisées jusqu'à leur ôter toute vie.
Les mariages nous permettent donc de revoir les amis chers qui vivent au loin, de faire des rencontres passionnantes que l'on aurait manquées à bouder dans son coin et de faire des entorses sévères à mon chrono-régime à peine commencé !

mercredi 7 octobre 2009

Quand le butinage mène à l'insurrection


Ce que je peux être naïf ! J'ai cru. Ne vous méprenez pas, l'image est trompeuse. Je n'ai pas été victime d'une crise de foi. Mais je suis cuit et archi cuit. Pensant m'endormir sur mes lauriers pour respirer ne serait-ce qu'une journée, j'ai été rattrapé par ma réputation. Le téléphone a sonné alors que je trônais au dessus de mes affaires courantes. Un nouveau pari impossible à relever et me voilà déjà sur les rails. Valéry a seulement dit : "Est-ce qu'on peut passer te voir ?" J'ai répondu que je serai là toute la semaine. Il a alors précisé : "Tout de suite, disons vers 16h ?" Cela me donnait tout juste le temps de me reculotter et de me raser. Et j'ai plongé. Vernissage début novembre, vingt-huit séquences d'une minute maximum, "ambient music" pour un paravent de verre en installation permanente dans une galerie très réverbérante, du cousu main à l'arrache parce que je n'aurai le montage lumière que cinq jours avant la première. Si ce n'était Valéry et Sonia, j'aurais les foies, mais je sais que je serai épaulé. Stop. Je me donne une journée pour butiner deux trois trucs qui s'accumulent sur ma pile. Stop. Cette fois, c'est un mail d'Antoine qui sonne le glas de mes illusions de vacances : trois événements lagomorphes à budgétiser pour un triptyque Paris-Londres-Berlin avant la fin de l'année. Comment résister ? Le film de Pierre-Oscar est repoussé à 2010 et je saurai parfaitement m'organiser avec Nicolas pour la websérie que je n'entamerai pas avant une dizaine de jours... Devant l'ampleur de la tâche, je suis déjà lessivé. C'est idiot. Il suffit que je ne fasse rien aujourd'hui et demain je serai propre comme un sous-homme neuf. Vite fait bien fait je résume la pile que j'ai devant les yeux. Si c'est ce que j'appelle me reposer...
Dieu en personne met définitivement Marc-Antoine Mathieu au rang d'un Francis Masse. Sa nouvelle bande dessinée est drôle, impertinente, critique. Dans un autre registre, l'entretien que Daniel Yvinec a accordé à Stéphane Ollivier dans Jazz Magazine remet les pendules à l'heure quant aux persiflages dont il fut l'objet depuis qu'il a pris la direction de l'Orchestre National de Jazz. C'est toujours agréable de lire des propos intelligents dans la bouche d'un musicien ! Ceux de Robert Wyatt dont il a adapté les chansons et qui lui font suite sont tout aussi enthousiasmants, d'autant qu'ils ne sont qu'un avant-goût du corpus plus consistant à paraître fin octobre sous la plume de Philippe Thieyre aux Éditions des Accords. Plonk & Replonk, les collages humoristiques du suisse provoquent alternativement l'atermoiement et le franc éclat de rire, ce qui me fait le plus grand bien. J'ai écouté enfin d'une oreille distraite le dernier album de M, toujours à la hauteur de nos espérances quant au mariage de la chanson française et du rock. Mister Mystère est doublé d'une mise en clips de la quinzaine de titres tournés et réalisés par l'auteur avec sa sœur Émilie. Auteur de plusieurs des textes de M, Brigitte Fontaine sort également Prohibition qui ravira les inconditionnels, mais frustrera un peu ceux qui la suivent depuis ses premiers pas. Très rock et homogène, l'album a une pêche d'enfer, mais les compositions d'Areski sentent le réchauffé. Les textes sont quant à eux puissants, à la hauteur de nos rêves d'anarchie, faisant parfois penser à Léo Ferré. La voix, un peu essoufflée, donne d'autant plus d'urgence à l'entreprise détonnante. Dans mon for intérieur, j'oscille entre la lecture de 4 groupes sanguins, 4 régimes et la tentation du chrono-régime en me demandant si je ne vais pas composer un mix pondéral des deux, histoire d'être à même de danser bientôt sur ces rythmes endiablés...
J'ai gardé le meilleur pour la fin. L'insurrection qui vient du Comité invisible, attribué un temps à Julien Coupat, est une œuvre fulgurante, un brûlot politique d'une force poétique à laquelle je ne m'attendais pas. Il y a du Rimbaud et du Noir Désir chez ces jeunes qui ont soupé de la société du spectacle. C'est bien écrit, précis, incontournable. Ces Communards des Temps Modernes ont écrit le Manifeste de notre époque. On comprend mieux pourquoi le pouvoir s'est acharné sur celles et ceux qu'il soupçonnait de l'avoir écrit. Ça vous met la tête à l'envers. Leur rage est communicative. S'il est coutume d'écouter souvent les chansons qui nous envoûtent, je n'ai pas fini de le relire.