Jean-Jacques Birgé

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lundi 26 septembre 2016

Finis les moustiques !


Il y a probablement des récipients ou des flaques d'eau stagnante pas loin de chez nous pour que les moustiques continuent à pulluler tout au long de l'année. Ayant déjà installé une moustiquaire au-dessus du lit de La Ciotat sur la terrasse en plein air, Anny nous a suggéré d'adopter le même système, soit un cadre en bambou fixé au-dessus de notre lit à Paris. Je conserve pieusement tous les grosses tiges coupées du jardin, mais cette fois les tuteurs portent le voile. Bon sang de bons soirs, je peux enfin dormir tranquille sans porter le deuil des culicidés qui me harcèlent, gourmands de ma viande AB+.

vendredi 22 juillet 2016

Cordon !


Le rôle des concierges a évolué avec le temps. La plupart ont été remplacé/e/s par des digicodes, interphones et sas blindés. Quand j'étais petit la concierge montait le courrier, nettoyait l'escalier, sortait les poubelles. Le postier passait deux fois par jour et on était certain d'avoir ce qu'on attendait le lendemain de son envoi. Les ascenseurs étaient relativement rares et l'on avait souvent l'impression de grimper dans une attraction de la Foire du Trône. Les éboueurs passaient tôt le matin pour ne pas encombrer les rues. J'ai tout oublié, mais je me souviens de la mère de mon copain d'enfance Paul qui nous envoyait promener tendrement et aussi de la concierge du boulevard de Ménilmontant dans les années 80. Elle vivait avec son fils dans une loge minuscule qui sert aujourd'hui de local à vélos. Elle bossait comme une folle et refusait d'être payée tant que le contentieux n'était pas réglé avec les précédents propriétaires. On se faisait souvent engueuler, mais elle était totalement dévouée à l'immeuble. L'époque où cette plaque a été posée remonte à bien plus tôt, lorsqu'on devait demander le cordon pour rentrer ou sortir de chez soi après 22h. Les locataires et propriétaires la réveillaient quelle que soit l'heure, encore qu'après minuit cela ne se faisait pas. Ce n'était évidemment pas une vie, et à la fois c'était tout de même plus humain que lorsque, par soucis d'économie, les robots ont débarqué.

vendredi 15 juillet 2016

Bon pied bon œil


Est-ce de vivre sous la grisaille de notre climat tempéré qui pousse mes congénères à s'habiller de noir ou de couleurs fades ? Quelle tradition urbanistique poursuit-on avec nos façades beigeâtres ? Combien de constructeurs automobiles osent la couleur ? Pourquoi les gammes sont-elles si étroites ? À l'étranger on croise boubous et tuniques bariolées, des maisons de toutes les couleurs et des charrettes ornées de fresques au pinceau. L'élégance occidentale voudrait qu'elle ne se remarque pas. Quel dommage ! Si l'on réside dans un périmètre où se dresse une église ou je ne sais quel monument abject nous voilà contraints à la banalité. Notre maison est heureusement orange vif avec les portails bleus que j'aurais aimés Klein. Ainsi j'aime me vêtir d'un feu d'artifices. Customiser mes tennis est chaque fois une partie de plaisir. Je choisis le modèle en magasin pour m'assurer de son confort, mes pieds taillant de plus en plus grand au fur et à mesure que je m'affaisse. En quarante ans ans je suis passé de 39 à 42,5. Loin de moi le 49.3 qui n'augure rien de bon, mais mobilisera mes arpions. Le modèle Air Zoom Pegasus 33 me permet par exemple de choisir le dessin de l'empeigne, la couleur des trois différentes parties de la semelle et des lacets, un texte ou un motif, la taille, la largeur, le renfort, etc. Quelques semaines plus tard, UPS me livre quand ça leur chante.

mardi 12 avril 2016

Énigme ornithologique


Samedi soir en sortant de chez moi je trouve un pigeon perché au-dessus de la porte d'entrée sur une branche minuscule de l'églantier. J'essaie de l'effrayer pour qu'il s'envole, mais il ne bronche pas. Françoise n'aime pas cette espèce d'oiseaux, mais j'ai autre chose à faire à cette heure-ci. C'est probablement un animal malade, attiré par les bouts de pain trempé que le voisin s'évertue à semer malgré l'interdiction de les nourrir. Dans la soirée des amis vont et viennent sous lui sans que j'y repense, mais plus tard lorsque je ferme mes volets pour regarder un film je vois le loustic toujours sur sa branche. J'y retourne, frappe des mains, secoue l'arbre, mais il a les yeux fermés, la tête pendante et j'en conclus qu'il est venu mourir là, bien accroché. Le lendemain matin lorsque j'ouvre la fenêtre il tourne la tête vers moi ! Il n'a toujours pas bougé d'un millimètre depuis la veille. Un de ses copains vient lui tenir compagnie. Il fait des sortes de génuflexions, se tassant, se relevant. Je prends la photo avant que celui-ci, à droite sur le cliché, s'envole sur une cheminée d'en face. Une minute plus tard ma palombe quitte son perchoir à son tour comme si de rien n'était. Morale de l'histoire : il n'y en a pas, mais j'aimerais bien qu'on m'explique.

lundi 21 mars 2016

Cambriolages à Bagnolet


La misère grandissante, comment éviter les cambriolages ? Dans notre quartier ils se multiplient depuis trois ou quatre ans. Ce sont des jeunes qui opèrent très rapidement, dans les pavillons de préférence ; les rez-de-chaussée sans vis-à-vis sont particulièrement ciblés. Ils cassent une vitre ou bien la porte si elle est de mauvaise facture, ils brisent le bas d'une fenêtre lorsqu'elle est en PVC et la tordent pour entrer. Ils cherchent de l'argent et des bijoux, en leur absence se rabattent sur le petit électro-ménager (appareil-photo, ordinateur, tablette, smartphone...), ils ne prennent pas le temps de tout foutre en l'air. Retournant les tiroirs, ils négligent les étagères, la cuisine, la salle de bain, etc. L'opération doit durer moins de cinq minutes. Les voleurs prennent néanmoins des risques incroyables pour un résultat le plus souvent minable, pénétrant même dans des domiciles en présence de leurs occupants. Leur heure de prédilection était jusqu'ici entre midi et 16h, mais les derniers larcins ont eu lieu le matin tôt et le soir. Les coffres des automobiles ne sont pas épargnés. La plupart du temps ce ne sont pas les objets volés, mais la mise à sac et le viol de son intimité qui sont le plus pénible. Sentiment d'insécurité produisant une paranoïa incontrôlée. Certains riverains installent des barreaux, des alarmes, des caméras. Les petits voleurs choisissent toujours les habitations les moins protégées. Il faut que ça aille vite, très vite.
Le cynisme des gouvernements européens n'arrangera rien. La corruption au plus haut sommet de l'État montre un exemple déplorable auprès de toute la population. Les plus démunis ne s'embarrassent pas toujours d'une conscience morale. Les pauvres volent aussi les pauvres. En nous enfonçant dans une crise savamment organisée, la misère ne peut que s'amplifier. D'un côté la délinquance en col blanc échappe aux Fourches Caudines de la Justice, de l'autre la prison est la meilleure école du crime. Aucune solution aux cambriolages ne paraît satisfaisante. Nous ne pouvons nous barricader comme des assiégés, ni nous reposer sur une police de proximité détruite par le pouvoir. L'État fait des économies à des postes indispensables et soutient les banques, modèles d'une escroquerie légale. Nous devons renverser le système qui crée des inégalités si flagrantes et ne propose qu'une répression inefficace face aux conséquences qu'il a engendrés. L'issue ne peut être que politique.

mardi 2 février 2016

Compost 93


Le journal de la communauté d'agglomération Est Ensemble proposait de donner le matériel de compostage contre une participation de 10 euros à condition de suivre un petit stage pour apprendre à se servir d'un compost si l'on possède un jardin. Françoise est donc allée passer deux heures au terme desquelles lui fut remis un polycopié, charge à elle d'aller récupérer à Bobigny la caisse en bois ou en plastique à monter soi-même. Elle a donc choisi le bois de la taille intermédiaire, soit 74x83cm équivalent à 400 litres. Les participants à l'opération étaient très majoritairement des femmes.
Jusqu'ici nous allions porter nos épluchures au jardin Guinguette à Bagnolet ou à celui du Pinacle géré par l'association Bagnolet Ville Fleurie où elle partage 40 m2 avec Alex. Le premier est un jardin écologique de permaculture convivial où les adhérents aiment se retrouver, par exemple le samedi midi pour déjeuner. Le second offre des surfaces permettant réellement de cultiver un petit lopin de terre, et des ruches occupent le bas du terrain.
L'utilisation de composts permet de limiter considérablement les ordures ménagères en recyclant productivement la sorte de terreau qui s'y développe, riche en humus et minéraux. Il faut alterner les couches de matières brunes (feuilles, papier journal...) et vertes (épluchures, marc de café, sachets de thé, restes alimentaires, coquilles d'œufs broyées...) et éviter poisson, viande, os et fromage pour ne pas attirer les rats ! On a gratouillé la terre avant de poser la caisse. Ensuite on retournera, aérera sans tasser les déchets, en surveillant l'humidité et la température qui peut atteindre 70°. Nous avons convié nos voisins à alimenter le nouveau compost. Rendez-vous dans quelques mois pour en apprécier le résultat !

vendredi 22 janvier 2016

Soupe cosmique contre méchant virus


Françoise, Anna et moi sortons lentement du trou noir dans lequel nous avait précipités la vilaine grippe. Notre amie allemande avait eu l'heureuse idée de concocter un congee, bouillie de riz recommandée aux malades en Asie. Facile à digérer la soupe cosmique nous a redonné l'appétit et nous a permis d'apercevoir la lumière au bout du tunnel. Nous avons fait bouillir du riz à feu doux pendant une dizaine d'heures à raison de douze mesures d'eau pour une de riz. Anna, qui fut la dernière touchée, eut le temps d'y ajouter poireaux, carottes, panais et ail coupés en petits morceaux. Elle aurait souhaité y faire cuire un peu de poulet bio, mais le magasin des Lilas ne proposait que des volailles entières. Comme j'immergeai le premier, j'assaisonnai le tout de vinaigre de riz et d'une sauce de soja aux algues kombu. Un délice ! Et en plus le congee nous redonne des forces. Comme on en a fait pour un régiment, nous en mangeons à tous les repas, remontant doucement à la surface, tandis que les brouillards de fièvre se dissipent et que les quintes de toux gutturales se raréfient au profit d'une tendre torpeur qui laisse à distance le givre qui a recouvert le paysage.

mardi 29 décembre 2015

Trois objets insolites


J'ignorais tout de l'objet central avant que Sacha Gattino me raconte sa visite chez Mora à Paris, spécialiste des ustensiles de cuisine. Il s'agit d'un toqueur à œuf "clack inox" permettant de découper de façon parfaitement nette la coquille des œufs. On couvre l'œuf avec la calotte qui est en bas de la potence et on laisse tomber la bille dessus. Manière élégante de casser un œuf cru ou de le présenter à la coque, sans émietter les bords ! J'ai trouver l'objet beaucoup moins cher sur un site Internet...
Sur lequel j'ai évidemment acheté un autre gadget, à gauche sur la photo ! Il s'agit d'un casse-noix qui évite qu'on se pince les doigts ou que l'on s'escrime contre une coque récalcitrante. C'est un peu le même principe, mais la boule surmonte cette fois un ressort. On la tire et la relâche au-dessus de la noix, l'amande ou la noisette...
Le troisième machin argenté est beaucoup plus onéreux et ne sert pas à grand chose en cuisine. J'avais un problème avec les instruments de musique virtuels, parfois extrêmement longs à charger lorsque je suis en concert. En acquérant un disque dur externe SSD, sur les conseils cette fois de Francis Gorgé, j'ai considérablement accéléré le processus. De plus, l'objet autoalimenté est de la taille d'une clé USB alors qu'il contient 1 To de données ! J'ai donc recopié les banques que j'utilise le plus souvent en concert, soit le quart de mon abondante sonothèque.
Il ne me reste plus qu'à acheter des œufs, des noix et à trouver des concerts. On achète les premiers à un monsieur de notre commune qui a des poules qui courent en liberté. Des amis nous apportent en général des noix des jardins de leurs proches. Ne faisant moi-même aucune prospection et les programmateurs n'ayant pas beaucoup d'imagination, je ne joue pas souvent en dehors du studio. Raison de plus pour noter sur vos tablettes le concert que je donnerai le 29 janvier au Triton, Les Lilas, avec Bumcello, soit Vincent Segal au violoncelle et Cyril Atef aux percussions !

mercredi 28 octobre 2015

Un petit coin à Saint-Michel


La fenêtre de mon kinésithérapeute donne sur un petit coin où les hommes incontinents font régulièrement leurs besoins. Un riverain a eu l'amusante idée d'y déposer une cuvette de WC. C'était risqué ! Mais quelques minutes plus tard un énorme chauffe-eau est venu lui tenir compagnie. J'imagine qu'avant la fin de la matinée on aura le droit à toute la salle de bain, et probablement le reste de l'appartement d'ici demain matin. En fait d'humour le plombier incivique s'est déchargé d'appeler les encombrants. Les ordures appellent les ordures. Dès qu'un individu jette un objet dans la rue d'autres indélicats viennent gonfler la décharge sauvage. Très vite l'endroit est régulièrement envahi par les détritus sans que l'on sache quoi faire pour enrayer cette fâcheuse habitude. Nos voisins d'en face ont trouvé une astucieuse parade en créant un parterre de fleurs autour de l'arbre où les poubelles s'accumulaient depuis des années. Sauf que maintenant c'est devant chez nous ! Tant que personne ne jette rien, l'endroit reste propre, mais aussitôt le premier pli l'empilement se construit à une vitesse étonnante.
Il en va de même pour toutes les affaires de la cité : il suffit que le pouvoir donne le mauvais exemple pour que toute la population s'y engouffre. Il est terrible de constater que cette épidémie fonctionne beaucoup mieux avec les mauvaises actions qu'avec les bonnes. On se lâche. "Si un gros dégueulasse (j'emploie ce terme parce que les filles sont bien obligées de se retenir) a pissé, pourquoi m'en priverais-je ?" Tous ne suivent heureusement pas le mouvement, mais quelques uns suffisent à polluer l'air ambiant. N'est-ce pas un trait typique des indigènes de notre pays, l'indiscipline faisant partie des coutumes françaises ? Cela n'a pas que des inconvénients, mais c'est fou le nombre de questions que l'on peut se poser à partir d'une cuvette de chiottes !

lundi 26 octobre 2015

Un caviar totalement indédit


Je lis les livres de cuisine comme des romans et j'improvise ensuite en faisant jouer le bon sens avec l'excitation de l'improvisation. Comme en musique, il est nécessaire d'acquérir en amont un bagage sérieux pour être libre d'inventer dans l'instant. L'acquisition récente d'un robot multifonction m'incite à faire des expériences amusantes dans le domaine des jus, purées, soupes dont l'onctuosité m'était impossible avec le vieux mixeur qui avait suivi mes rares déménagements. Le Magimix 5200 XL permet également de râper, broyer, trancher, presser, battre, centrifuger, smoothier, monter en neige, que sais-je, et n'a que l'inconvénient de son encombrement et de la petite vaisselle qu'il est conseillé d'opérer aussitôt après pour éviter que les aliments collent en séchant. Un large choix d'ingrédients tels qu'épices, sauces, sels, poivres, piments, huiles, vinaigres, alcools, etc. est la condition indispensable pour se renouveler dans l'expérimentation des associations.
Samedi midi j'ai donc composer un nouveau caviar d'aubergines : à la confiture d'algues, au fromage de chèvre et aux légumes setchuanais. Pendant la cuisson à four très chaud des aubergines entières, afin d'en extraire la pulpe avec une cuillère, en même temps qu'une tête d'ail à mixer avec, je place dans le grand bol du robot une cuillère à soupe de confiture d'algues japonaise (gohan desuyo), des petits légumes setchuanais (attention c'est très relevé), deux billes de fromage au yaourt de brebis turc, une quantité colossale de persil, des feuilles de shizo (j'en ai dans le jardin, mais on en trouve chez Paris Store à Belleville, moins cher que dans les magasins du quartier de l'Opéra, j'en profite pour conseiller néanmoins le coréen ACE rue Sainte Anne), beaucoup d'huile d'olive et du vinaire de dattes syrien. Vrrrroum ! Le bol devient une mappemonde dont on fait le tour en moins d'une minute. J'ai servi cette crème onctueuse avec deux onglets de bœuf, mais cela peut se consommer sur du pain par exemple. Tous les ingrédients sont remplaçables par des équivalents en conservant comme base les aubergines, l'ail, le persil, l'huile, le vinaigre, un élément salant, et même à partir de là, on peut imaginer d'autres recettes.

lundi 5 octobre 2015

Objets inanimés, avez-vous donc une âme ?


Lorsque nous avons refait la cuisine ma fille l'a trouvée très belle, mais un peu trop moderne. Lorsqu'elle a besoin de quelque chose elle préfère fouiner chez Emmaüs ou Neptune à Montreuil. Ce n'est pas seulement une question d'argent, mais les objets formatés n'ont pas d'âme, il leur manque une histoire. Et cette histoire peut continuer pour peu que l'on y soit sensible ! Françoise pense la même chose, aussi adore-t-elle chiner de temps en temps, à Troc de l'île, dans un vide-grenier ou à Emmaüs comme la semaine dernière à Marseille. Sur la photo on la voit mettre la main sur des chaises modernes à huit euros les trois. Elle craque pour les années 60 qui me rappellent trop l'appartement de mon enfance. Une fois par mois, le samedi matin, ils mettent en vente les objets précieux et l'on trouve des bijoux incroyables pour une bouchée de pain. Parfois nous allons chez Bravo, un brocanteur spécialisé en mobilier de café indiqué par Raymond ou bien sur LeBonCoin.


Françoise est ravie d'avoir dégoté ce superbe plat à poisson de soixante centimètres de long en porcelaine de Limoges pour sept euros. Il ne me reste plus qu'à aller au marché et inviter des copains pour l'étrenner ! Ulysse s'est porté volontaire pour la vaisselle... "Objets inanimés, avez-vous donc une âme qui s'attache à notre âme et la force d'aimer ?"

mercredi 30 septembre 2015

Tonneau à fraises


Il aura suffi de quitter ma grotte pour abandonner, provisoirement, mes chroniques d'objets culturels qui finissent par m'enfermer dans un rôle journalistique me faisant perdre de vue la vie qui s'écoule autour de moi. Le terme est pourtant le même pour culture artistique ou jardinière. Je suis donc aller aux fraises. L'expression signifie d'abord chercher un endroit isolé pour des ébats amoureux. Cela me plaît, La Ciotat répondant parfaitement à notre escapade de quelques jours. Elle peut aussi suggérer que j'erre sans but en battant la campagne, un peu à côté de mes pompes, cherchant midi à quatorze heures, jolie définition des vacances, surtout lorsqu'elles sont courtes !
Quant aux fruits nous attendrons la prochaine récolte. Jean-Claude a confectionné un système pour les cultiver dans un minimum de place et faciles à arroser, sur le modèle d'un tonneau qu'il avait vu lorsqu'il était enfant. Il a découpé à la disqueuse des trous dans un fût, fabriqué des petits balcons avec ses cisailles en repliant les bords de la tôle pour ne pas se couper. On replante ensuite les stolons, ces longues tiges qui ressemblent à un rhizome, en les faisant courir d'une encoche à l'autre. Je devine le parfum des prochaines confitures dont les pots viendront se ranger à côté de ceux d'abricots, figues, prunes, oranges, poires, pommes, coings, nèfles, et mûres du framboisier, mes préférées !

mardi 1 septembre 2015

Quel clafoutis !


J'avais prévu de commencer en douceur la reprise du blog après un mois de vacance ! C'était sans compter l'activité de notre quartier où hier matin la police a évacué de force et illégalement un squat occupé par des travailleurs africains chassés de Libye suite à la guerre entreprise par la France. Je reviens aujourd'hui avec un article plus gentil, puisque mon blog reste généraliste, malgré certaines tendances appuyées. Après l'action, un petit réconfort culinaire est donc le bienvenu !
Françoise a adapté la recette de clafoutis d'Olivia à tous les fruits de saison sous toutes les latitudes. Prunes, mirabelles, poires, pêches, abricots, framboises, cerises, myrtilles, ananas ont été noyés à tour de rôle sous la pâte légère. J'ignore pourquoi les clafoutis ressemblent souvent à des étouffe-chrétiens alors qu'ils peuvent enchanter nos papilles sans être le moins du monde bourratifs.
Beurrez un plat, saupoudrez un voile de sucre sur le beurre et placez les fruits. Mélangez au fouet manuel 3 cuillères à soupe de farine, 3 cuillères à soupe de sucre, 3 œufs, une pincée de sel, un demi-sachet de levure et un berlingot de crème fleurette. Recouvrez les fruits. Enfournez au four 50 minutes à 165-170°C. C'est tout. Vous m'en direz des nouvelles !

lundi 29 juin 2015

Racket éclair


Puisque l'on rit souvent de ses mésaventures passées, autant sauter les étapes aussi vite que possible ! Encore faut-il en avoir les moyens... La leçon m'a coûté 200 euros, mais j'ai appris la différence entre les différentes zones de livraison. Je pensais que l'on pouvait y garer sa voiture tous les jours entre 20h et 7h ainsi que les dimanches et les jours fériés. Or cette règle n'est valable que si la ligne au sol est pointillée. En cas de double ligne continue on risque tout simplement une mise à la fourrière.
Cela m'est arrivé alors que j'étais chargé de bagages, dans une petite rue sans aucun commerce à proximité. La vitesse de la manœuvre est redoutable. Les pandores sont passés avec la dépanneuse à 21h24 dans le sixième arrondissement et la Kangoo était à la fourrière Charlety près de la Porte de Gentilly à 21h50. Sur les 150 euros de transport j'ignore combien revient à l'État et combien à la société d'enlèvement, mais c'est une affaire rondement menée. Récupérer sa voiture va également très vite. Il suffit de passer un coup de fil à la fourrière et l'on vous répond illico que votre voiture a bien été enlevée. On passe à la caisse et nous voilà repartis vers de nouvelles aventures ! Il est encore possible que je reçoive en plus une amende de 35 euros.
Dans le sous-sol où sont parquées les automobiles, dont certaines hyper chères, il est ahurissant de voir combien sont recouvertes de tant de poussière qu'il n'y a plus de frontière entre le pare-brise et la carrosserie. Peut-être leurs propriétaires ont-ils préféré racheter une voiture plutôt que payer 25 euros par jour de frais de garde ? En discutant avec la préposée nous apprenons que l'amende, faisant partie des impôts indirects qui touchent les pauvres plus durement que les riches et qui représentent 60% des recettes fiscales de l’État, a été augmentée en début d'année et que toutes les autres contraventions seront très bientôt majorées. À défaut de taxer les banques et les grosses fortunes, il faut bien renflouer les caisses en faisant cracher la populace !
Alors, de même que par économie je préfère envoyer directement des sous à l'État plutôt que de glisser de l'argent dans le parc-mètre, en rentrant je m'offre quelques infractions au code de la route, histoire de rentabiliser la douloureuse, en criant à la cantonade "c'est offert par la maison Poulaga, j'emmerde la maréchaussée..."

mercredi 10 juin 2015

Uber à l'aise


Depuis un mois j'ai eu recours plusieurs fois à Uber pour me déplacer. C'est un système de taxi dérégularisé qui concurrence redoutablement les taxis traditionnels. Il suffit de télécharger l'application sur son smartphone, donner son numéro de carte bleue une fois pour toutes et le tour est joué. À l'allumage l'appli vous localise et inscrit à combien de temps est la première voiture disponible. On commande. Le chauffeur est instantanément joignable par SMS ou téléphone. Vous pouvez suivre sa progression sur le plan. Il vous appelle lorsqu'il est à proximité. Le compteur ne fonctionne qu'à la prise en charge. Rien à payer sur le moment. Inutile d'avoir le moindre sou en poche ou de carte de paiement. Vous recevez la note sur votre mail ou sur l'appli dans les quelques minutes qui suivent.
Il existe différentes formules : UberX est un peu en dessous du tarif des taxis traditionnels, mais UberPop qui permet à des non-professionnels d'arrondir leur fin de mois est à moitié prix ! Uber Pool permet de partager une voiture, Berline et Van correspondent à des véhicules spécialisés. Contrairement à notre expérience avec les taxis appelés à une borne qui n'arrivent jamais et vous font manquer votre train, aux grandes compagnies qui surtaxent en venant de loin, à l'attente délirante à la sortie de l'aéroport, au refus d'être pris en charge parce que le trajet est trop court ou que ce n'est pas le leur, à la saleté et à la puanteur de certains habitacles, à l'arnaque dont ont été victimes certains amis étrangers qui ont fait du tourisme involontaire, à la rudesse de certains chauffeurs, l'expérience s'est avérée enthousiasmante. Une seule fois la conductrice semblait si novice que nous avons été transformés en moniteurs d'auto-école ! Quant aux cinq questions que pose le Figaro elles méritent réponses : Quel degré de formation du chauffeur ? Si je me réfère à mon expérience des taxis en général je ne vois hélas pas de différence. Quelles preuves de sa sobriété, de son sérieux, de ses «intentions», etc. ? Pour l'instant Uber est beaucoup plus rassurant et probant, on aurait même l'impression d'être un VIP. Quel degré d'entretien de son véhicule par opposition aux taxis et VTC ? Ici encore il n'y a pas photo, propreté exemplaire sur laquelle les taxis parisiens feraient bien de prendre modèle. Quelle couverture en termes d'assurance ? Je ne sais pas répondre à celle-ci, j'imagine qu'en tant que personnes transportées on est couverts... Comment éviter ce type de taxi clandestin hors toute déclaration contrôlable ? Là repose toute la problématique...
Plutôt que d'attaquer Uber qui court-circuite le système frauduleux de la licence monopoliste ne vaudrait-il pas mieux en profiter pour remettre à plat un mode scandaleux qui remonte au début du siècle dernier ? La responsabilité de l'État est entière. Une licence parisienne coûtant actuellement 240 000 euros et se repassant comme une charge de notaire, on comprend la colère des taxis. À noter que la plupart ne peuvent être indépendants, et sont salariés ou franchisés de sociétés qui les exploitent autant, si ce n'est plus, que les 20% de commission d'Uber (le groupe G7 affilie près de 11 000 des 17 000 taxis parisiens !). Cela me rappelle les critiques de certains graphistes reprochant son pouvoir à la Sacem au lieu de prendre modèle sur les musiciens pour défendre leur corporation. L'État limite également de manière absurde le nombre des taxis. À New York où il suffit de lever le bras pour obtenir un taxi jaune on peut constater que les problèmes de circulation liés aux véhicules individuels peuvent être réglés par le nombre de taxis et leur tarif, mis à part le réseau de transport collectif qui fonctionne là-bas 24 heures sur 24.
Quant aux attaques contre les dirigeants d'Uber qui délocalisent leurs profits pour ne pas payer d'impôts en France elles sont justifiées, mais elles concernent l'ultralibéralisme qui profite au capital sur le dos des citoyens et des états. Si l'on veut qu'Amazon, Google, Apple ou nombreuses sociétés et individus cessent de profiter des paradis fiscaux c'est un autre combat, autrement plus grave et plus sérieux que la guerre des taxis. Celui-ci nous verra prendre la rue et nous le ferons à pied !

jeudi 19 février 2015

Le distributeur automatique et le stade du miroir


Ce n'est qu'en agrandissant la photo que j'ai remarqué les graines en file indienne dans le bec du geai. Les oiseaux revenus en nombre depuis que nous leur avons disposé à béqueter boudent les boules de graisse et font une razzia sur les graines. Il suffit que je lève le nez de mon ordinateur, ils sont dans ma ligne de mire. À l'affût, j'ai posé mon appareil-photo à côté de moi. D'autant que je suis tout de même à six mètres de l'écuelle derrière la porte-fenêtre. Je pourrais passer des heures à regarder les mésanges et les merles dans le jardin...


Justement, en ce qui concerne la mésange qui voulait traverser le miroir je suis sidéré de constater qu'elle ne s'y cassait pas le bec, mais qu'elle se prêtait à un jeu incroyable ! Toutes les dix minutes elle revient s'amuser de son reflet et fait des sauts en élastique devant la glace posée au fond du jardin. Est-elle curieuse ou facétieuse ? L'un n'empêche pas l'autre. Aux dernières nouvelles, elle a ramené un copain ou une copine, et chacun chacune à son tour glisse sur la surface argentée...

mardi 27 janvier 2015

Lire, c'est dans la poche


Françoise m'a offert une liseuse en espérant probablement me pousser à me reposer. Je ne lis de romans qu'en vacances. Le reste de l'année je suis devant les écrans de mes ordinateurs et je ne m'allonge qu'avec des journaux, des revues ou des modes d'emploi. Le soir j'ai besoin de focaliser loin devant moi, ce à quoi la projection sur le mur répond parfaitement, mon goût pour le cinématographe s'en trouvant conforté. L'objet qui ne pèse que 170 grammes peut contenir plus de livres que je n'en lirai peut-être encore dans ma vie, ce qui va soulager considérablement les bagages des futures vacances. Un léger éclairage arrière augmente le contraste, permettant de lire de jour comme de nuit. En plus on peut choisir sa police de caractères et sa taille. Aux incrédules je dirai que c'est comme lire un livre de poche hyper léger. Une simple pression sur les boutons cachés sous les doigts tourne les pages dans un sens ou l'autre. J'ai demandé conseil à mon ami Jean-Pierre Mabille qui a validé mes observations. D'abord le choix du PocketBook Sense, parfait j'en conviens. Ensuite ne pas coller la couverture, accessoirement signée Kenzo, pour ne protéger l'objet que lorsqu'il risque des rayures ou des coups. On tient mieux la liseuse libérée de son enveloppe. Pas nécessaire non plus de gaver la bibliothèque de littérature, à moins de partir pour un voyage autour du monde. Jean-Pierre me suggère de télécharger le widget gratuit Hiddenfiles pour faire apparaître les fichiers cachés et ajouter la police gratuite GillSans sans empattements dans les préférences de la liseuse. Je ne me sers pas du wi-fi, préférant gérer ma bibliothèque sur le Mac, relié en USB avec un cordon. Les autres applications fournies avec l'appareil me semblent également inutiles, d'autant que j'ai souvent avec moi un iPad ou à défaut un iPhone... Et puis j'ai lu. Le PocketBook est si petit qu'il tient dans une poche révolver, déconseillée si vous comptez vous asseoir, ou à la place d'un porte-feuilles. Comme les appareils que l'on n'hésite plus à emporter avec soi, pourquoi se priver du recueillement de la lecture dans les transports en commun ou je ne sais où. Elle est moins encombrante que le moindre journal et mieux nourrie, sans aucun doute...

J'ai essuyé les plâtres avec Maupassant et suis passé à Houellebecq, me méfiant de tout ce que l'on raconte sur l'écrivain provocateur. J'avais envie de savoir, surtout en cette période où la plupart des médias étouffent la réflexion sous un afflux émotionnel. Je ne peux pas m'empêcher de penser que la surenchère sensationnelle est essentiellement destinée à enterrer autant que possible la lutte des classes. Monter les communautés les unes contre les autres ou faire la guerre sert en général les intérêts économiques des puissants. On s'est par exemple débarrassé de notre paysannerie avec la première guerre mondiale comme on pousse aujourd'hui les inexploitables à s'entretuer en Afrique. C'est rentable pour les marchands de canons qui ont tous par ailleurs investi dans la presse et pour les dictateurs en herbe qui se font les dents avec des lois sécuritaires. Les autres profiteurs se contentent des rentes du pétrole ou des minerais précieux, du cacao ou des céréales, et surtout de la spéculation. On y reviendra, car je m'égare. Soumission n'est pas le roman le mieux écrit de son auteur, mais il conserve l'humour grinçant qui a fait son succès. J'ai été surpris de ne pas trouver d'islamophobie dans ce récit de politique-fiction. L'idée du bouquin est même plutôt marrante si nous ne vivions dans un climat rance où les musulmans sont désignés comme des envahisseurs sanguinaires par les mabouls et les vicieux. Le roman de Michel Houellebecq, avec qui j'ai enregistré deux CD en 1996, est pourtant insupportable, mais sous l'angle d'une misogynie insistante, montrant à quel point le narrateur n'a pas réglé les problèmes avec sa môman. Maintenant cela se lit facilement dans le métro, surtout si on a la chance de posséder une liseuse comme la mienne, dont le prix équivaut à sept romans en édition bourgeoise ou a une quinzaine en poche. Il existe ensuite quantité de livres gratuits passés dans le domaine public, ce qui explique l'actuel regain d'intérêt pour de très grands écrivains comme Zola, Maupassant, Flaubert, Balzac et d'autres.

jeudi 30 octobre 2014

Le casse-noix céleste


Il est terrible le petit bruit de l'œuf cassé devant sur la terrasse, il est terrible ce bruit quand il remue dans la mémoire de l'oiseau qui a faim, envolé quand je me suis approché. J'ai d'abord pensé au son d'une coquille qui éclate et s'effrite. D'autant qu'en m'entendant le volatile a pris ses ailes à son cou. Aucune trace de jaune : pourquoi aurait-il lâché sa future progéniture ? Cela ne tient pas. C'est une noix qu'il a laissé tomber pour la décortiquer. Je me suis souvenu de tout ce qui traîne là-haut, sur le toit. Sur les tuiles rouges on trouve des os de poulet et de mouton, des petits cailloux, des bouts de bois... Les oiseaux jettent leurs larcins depuis le ciel pour prendre ce qu'il y a de meilleur à l'intérieur. Une noix, qu'est-ce qu'on y voit quand elle est ouverte ? Ils font des expériences, certains aspirent la moelle, d'autres préfèrent les graines. De temps en temps ils se mélangent les pinceaux en choisissant des pierres. Les plus grosses pourraient être dangereuses si elles vous atterrissaient sur la tête. Je leur ai donné un coup de main en extrayant les cerneaux. Mais tandis que je tape ces lignes j'entends le son froissé d'une nouvelle tentative. On connaissait les pluies d'insectes et de grenouilles, faut-il s'habituer au grain des noix ?

mardi 7 octobre 2014

Harcèlement téléphonique


Dans mon lit, dans mon bain, à mon bureau, au studio, plus souvent à l'heure des repas, les paltoquets sévissent. Les appels commerciaux se multiplient sur ma ligne fixe. Le téléphone sonne plusieurs fois par jour : soit l'interlocuteur robotique raccroche lorsque je me saisis du combiné, soit une voix idiote me demande si je suis bien Madame Birje. Sous couvert d'études, d'enquêtes, ou explicitement promotionnelle, la publicité envahit notre espace intime sans que nous puissions apposer l'auto-collant "Pas de pub" sur notre boîte aux lettres. Les spams ne suffisaient pas, les centres d'appel délocalisés ont passé la vitesse supérieure. Les usages ont-ils changé ou est-ce un signe de la crise économique que le capitalisme nous fait subir pour nous saigner un peu plus ?
Comment faire pour ne pas répondre à cette intrusion odieuse ? La solution la plus directe est de leur raccrocher au nez aussitôt l'ambiance "central téléphonique" détectée au bout du fil, avant qu'ils n'aient eu le temps d'ouvrir la bouche. La seconde consiste à se sentir obligé d'être bien élevé en leur expliquant que l'on ne répond à aucune sollicitation au téléphone et de leur souhaiter bon courage. Certains insistent, on leur coupera la chique illico. Mais qui sont donc les salopards qui ont vendu mon nom à une officine néo-libérale ? France Telecom ? L'annuaire ? Quel fournisseur a enfreint mes consignes ? J'ai inscrit mon numéro sur Pacitel, sans succès. Free propose un filtrage des appels entrants (encore faut-il avoir accès au numéro intempestif) et un rejet des appels anonymes (mais certains de mes interlocuteurs professionnels cachent leur numéro pour de bonnes raisons !). La CNIL donne d'autres solutions que je vous suggère de tester.
Ne pouvant me permettre de ne pas décrocher pour des raisons professionnelles et domestiques je suis condamné à être de plus en plus expéditif. Je pense que dorénavant, je hurlerai (à la troisième personne du singulier) que je suis mort et raccrocherai aussitôt.

mardi 16 septembre 2014

Chaises à vendre


Après le vol de nos chaises de jardin cet été il fallait en retrouver qui nous plaisent à tous les deux. Pas question d'aller dans une grande surface nous acheter des trucs neufs, moches ou chers. Françoise voulait de l'antique, des fauteuils avec une âme, de ceux qui ont connu du monde, histoire de fesses, de jupes et de pantalons, du confortable à qui offrir une nouvelle vie. Nous trouvâmes notre bonheur chez un brocanteur spécialisé en mobilier de café sur le conseil de Raymond Sarti qui s'y fournit pour certains décors de théâtre. Du solide osier tressé de chez Drucker pour une bouchée de pain, les antiquités n'étant heureusement pas au prix du neuf ! Étroits, ils tiennent merveilleusement le dos avec des accoudoirs discrets pour reposer les bras. Comme on ne peut pas tout garder nous mettons nos autres chaises sur LeBonCoin.


Les six chaises pliantes en fer forgé n'ont pas toutes la même forme. Nous mettons en ligne trois photos comme il est stipulé sur le site.


Mais ce n'est pas tout, ce n'est pas tout. Nous en profitons pour exhumer du garage cinq fauteuils empilables. Encore du métal, mais or et argent, inox et je ne sais quoi, alors que les chaises avaient été peintes en noir.


LeBonCoin n'est pas seulement une manière de faire des affaires en achetant ou vendant du matériel d'occasion. Plutôt que jeter on recycle. Plutôt que dépenser des fortunes pour des objets éphémères on fait circuler des histoires. Sur une plage des messages s'échouent. Savons-nous ce que les souvenirs vont devenir ? Ces rencontres marchandes sont souvent charmantes. Toutes les parties sont contentes. On ne saura pourtant jamais ce que seront devenus ceux que l'on a aimés.
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