Jean-Jacques Birgé

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jeudi 25 septembre 2008

Le téléphone gâche le papier à la tonne


Lorsque le préposé livreur a essayé de nous refiler cinq exemplaires du paquet sous plastique regroupant Les Pages Jaunes et L'Annuaire de la seule Seine-Saint-Denis, soit 1kg400 de papier recyclé par ligne téléphonique de l'usager, je me suis demandé si quelqu'un à France Telecom ou aux Pages Jaunes avait de la famille dans l'imprimerie ou le papier ? 197 308 exemplaires, ça pèse tout de même 276 tonnes ! Imaginez le volume... Comme je refusais d'en prendre cinq, le type a insisté en précisant que nous avions droit à trois, probablement parce que nous possédons trois lignes fixes (dont une seule chez "l'opérateur historique", c'est comme ça qu'on dit maintenant pour éviter une répétition). J'ai eu beau lui expliquer qu'un jeu par foyer me semblait largement suffisant, surtout à l'heure d'Internet, le bonhomme contrarié bougonnait. De notre point de vue, nous étions contents d'avoir résisté, nous demandant tout de même à quoi allaient bien nous servir ces pavés, lorsque je me suis aperçu que le coquin avec sa poussette avait balancé un autre jeu par-dessus la grille du garage. On pourra toujours apprécier les pages de garde du volume blanc, avec ses sections informatives "Se déplacer", "Se renseigner" et "Se divertir", en tout 50 pages des 1680 totales, le gros de l'objet étant occupé par "Se contacter" d'une part et la liste des professions d'autre part... Quant aux exemplaires de l'an passé, c'est direct la poubelle à papier. Est-ce bien raisonnable ?
En cherchant Les Pages Jaunes sur Internet, à côté de la recherche professionnelle et privée, je découvre deux autres onglets. Le premier permet de savoir à qui appartient un numéro de téléphone (l'anonyme ne se cache plus derrière son numéro), le second de trouver quelqu'un dans toute la France après avoir tapé son nom (moins fastidieux que par le passé). Par contre, la recherche proposée sur Voila est totalement nulle, car si on y trouve quelques curiosités, le plus important, à savoir cette page, n'est pas indexé ! Plus bas, le site propose des informations sur votre ville, sa météo, ses webcams, ses distractions, ainsi qu'un index vers les Pages Pros donnant moult renseignements sur telle ou telle société au registre du commerce (parfois très précieux avant de signer un contrat), et d'autres vers Mappy (cela ne vous évitera pas forcément de vous perdre quand vous serez sur le terrain), les petites annonces ou les recherches de stage.
Si vous vous fichez de tous ces services, vous pouvez toujours prendre un paquet au bout de chaque bras et faire vos exercices de gymnastique avec, ou apprendre à marcher en les tenant en équilibre au-dessus de votre crâne... Cela vous permettra peut-être d'attendre la nouvelle édition l'an prochain.

mardi 23 septembre 2008

Les lys tâchent


En quittant sa villégiature parisienne, Pascale nous a offert un magnifique bouquet de lys qui a éclos après son départ. Les liliums donnent au salon des allures printanières qui tranchent avec l'automne frisquet qui nous fait allumer le feu dans l'âtre dès le matin. Revers de la médaille, le parfum exhalé est d'une telle puissance que je dois les écarter pour arriver à consommer le moindre aliment. Travailler à proximité m'est impossible sans suffoquer. Pire, en les déplaçant j'ai frotté les pistils sur ma chemise vert pomme, laissant une trace de poudre rouge sang sur mon épaule. Françoise, qui crut d'abord que je saignais du nez, a arrêté brusquement mon geste tandis que j'allais rincer les traces de pollen sous le robinet. Le lys est indélébile. C'est le bouquet ! La tristesse me guette de perdre la chemise très Sergent Pepper's trouvée à New York dans la même boutique SM que mon kilt, mais ma compagne me conseille de chercher sur le champ le remède sur Internet en googlisant "lys tâche". La recette était simple, il suffisait de coller délicatement un morceau de ruban adhésif sur le tissu et le pollen se détache comme par miracle. Scotch et scotch et scotch et rescotch... Eurêka ! Cette chemise portée au concert de samedi est sauvée. À ce propos, ce n'est pas pour nous jeter des fleurs, mais la soirée D'autres Cordes fut très réussie. Le spectacle a confirmé à Nicolas et moi-même le choix du duo...

P.S. : de plus, j'apprends que flyingpuppet.com, où Nicolas expose ses tableaux interactifs, souvent en collaboration avec ma pomme, est nommé aujourd'hui "site du jour" par Libération - Ecrans.fr...

P.P.S. : deux jours après Nicolas, c'est au tour d'Antoine de se retrouver site du jour sur Ecrans.fr avec TimeSlip... Bravo les gars !

mardi 9 septembre 2008

Comme un poison dans l'eau


Mes métiers ne me permettent pas de savoir si et quand je suis à l'œuvre ou pas. Penser, réfléchir, rêver pourraient suffire à me donner cette impression de bien-être, mais j'ai besoin de voir les résultats pratiques pour y croire. Croire que ce n'est pas que du vent, une idée éphémère qui passerait comme un ange. Il faut que ça bruisse et que ça crisse. Les mots s'affichent, les sons explosent, les images s'échappent. Je ne pourrais vivre sans me surprendre. Tôt le matin, je suis poussé hors du lit par cet impétueux besoin d'inventer quelque chose, de résoudre la question sur laquelle je me suis endormi la veille, ou une autre, peu importe, du moment que ma cervelle frémit délicieusement au beurre noir de l'à poil. Mon corps suit le temps bien que mâle, à condition que je l'entretienne comme le reste. Balance du matin chagrin, gymnastique du soir espoir. Le reste de la journée, je m'active, sueur bien portante, mes yeux suivent les deux doigts qui tapent sur le clavier lorsqu'ils n'arpentent pas l'écran de long en large, mes jambes se plient et se déplient comme un ressort lorsque je glisse du salon au studio, mes oreilles rebondissent d'un combiné à l'autre, je marque une pause pour faire un son, une suite de notes, une respiration musicale. Tu parles, ma langue tourne sept fois dans sa bouche pour autant de syllabes ! La musique m'oblige nez en moins à une concentration encore plus resserrée, sans rature, comme un archer. Rien ne remplace cette fébrilité de cachet effervescent, ever adolescent, quinquadulescent comme m'appelle Annick Rivoire pour présenter mon PopLab. Je me laisse emporter par les mots alors que je voulais parler du travail en cours ou de la vie sous la mer. D'une part, le DVD de Françoise m'accapare depuis des jours et des nuits (elle squatte le studio en plus de son atelier), d'autre part la vie aquatique me fascine plus que toute autre, envers du décor mégalanthropique, milieu naturel où les poissons s'ébattent comme on ne peut l'imaginer si l'on n'y est pas allé voir de soi-même. Bouteille. Cocktail détonnant que cette oscillation entre l'hyper-activité et l'abandon ! La comédie du travail. Vivre ? J'efface un s pour me noyer dans l'élixir.

dimanche 7 septembre 2008

L'amertume résorbe le diabète


Comment ça se mange ? La question se pose souvent dans les épiceries chinoises lorsque l'on est appâté par les formes et les couleurs de fruits et de légumes plus étonnants les uns que les autres. Nous voyant perplexes, nos voisins nous ont offert à goûter un concombre amer ; ne pas confondre avec le concombre de mer, nom trompeur donné à l'holothurie pour ne pas effaroucher celui qui commanderait une soupe à la limace de mer ! Cet échinoderme spongieux dont Erik Satie affubla l'une de ses délicieuses pièces est très curieux, mais n'a évidemment rien à voir avec la cucurbitacée. Le concombre amer ou margose (photo) se consomme en tranches fines, revenu dans un peu d'huile. Cela ferait considérablement tomber le taux de glucose dans le sang, comme les algues feraient la peau du cholestérol. Je l'ai simplement assaisonné avec de la sauce de soja et j'ai saupoudré des algues nori séchées et du piment en poudre (mélange de piment, peau de mandarine, graines de sésame, poivre japonais, graines de chanvre...) sur le riz.

mardi 2 septembre 2008

J'ai installé Ubiquity sur mon ordi


Considérez Ubiquity comme une extension de Firefox. Vous sélectionnez un mot, une ligne ou un paragraphe dans le texte de la page et vous lui affectez une fonction dans le menu déroulant d'Ubiquity : traduire (translate=t), wikipédia (w), Google (g), email, map, calculate (c), Amazon (a), weather, etc. Instantanément Ubiquity traduit, recherche, envoie un courrier, ouvre le plan, calcule, transforme le style de ce que vous tapez, etc. C'est rapide, efficace, renversant pour qui passe du temps devant son écran. On peut même créer ses propres commandes ! Installez la version 0.1 et testez, Ubiquity bouleverse nos habitudes en nous simplifiant la tâche. Lisez aussi le mode d'emploi, je ne veux pas être trop technique, mais c'est très simple. En tapant help je suis dirigé vers la liste des commandes actuellement disponible. Ubiquity en est encore à ses balbutiements… Les commandes, essentiellement des verbes, s'obtiennent en tapant option(alt)-espace sur un Mac (control-space sous Windows). Les abréviations accélèrent encore le processus. D'un certain point de vue, il y a des points communs avec le nouvel objet communicant de Violet sur lequel Antoine et moi avons travaillé ces jours derniers, mais chut, c'est encore top secret…

P.S. : en expérimentant Ubiquity, je tombe sur TinyURL qui transforme les adresses url de dix pieds de long en minuscules adresses, et ce automatiquement dès lors que l'on a fait glisser TinyURL dans sa barre de liens...