Jean-Jacques Birgé

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lundi 28 septembre 2009

Video Capture


Il y a des années que l'accessoire permettant de transférer un fichier vidéo analogique depuis un magnétoscope vers le Mac n'existait plus chez Apple. Elgato vient de commercialiser un objet simple et pratique pour récupérer ses films qu'ils soient sur VHS, Video8, Hi8 ou je ne sais quoi. Video Capture se présente sous la forme d'un petit boîtier sortant en USB et entrant par 3 fiches RCA femelles (2 audio et 1 vidéo doublée par 1 entrée S-Video). Elgato fournit un raccord 3 RCA mâles-mâles et 1 adaptateur Peritel. L'objet détecte automatiquement les formats NTSC, SECAM, PAL et PAL/60. La résolution vidéo est de 640 x 480 (4:3) ou 640 x 360 (16:9), le format vidéo H.264 à 1,4 Mb/s ou MPEG-4 à 2,4 Mb/s selon la puissance de l'ordinateur (Intel Core Duo et OSX Leopard indispensables) et l'audio AAC 48 kHZ 128 kb/s. Vous pouvez synchroniser les fichiers avec un iPod avec fonction vidéo, un iPhone ou une Apple TV et les éditer dans iMovie 09 sans réencodage. On peut même éditer directement pour YouTube...
Je vais enfin pouvoir numériser quelques trésors de ma vidéothèque. Jusqu'ici j'étais obligé de passer par le gros DVcam de Françoise. Ce ne sont pas tant les films enregistrés en VHS qui m'intéressent que les petits sujets que j'enregistrais à la télévision pour terminer mes cassettes de 3h ou 4h. Avec le temps, comme pour les musiques, ce sont ces petits bouche-trous qui m'intéressent le plus de revoir ou réécouter. Pendant des années j'ai coché le programme et enregistré des trésors dont les couleurs ont pâli tandis que le noir et blanc résistait mieux à l'usure du temps.

vendredi 18 septembre 2009

Le nœud gordien


« Trancher le nœud gordien » désigne un difficulté apparemment inextricable dont seule une action originale ou brutale peut venir à bout. En France, Ronsard l'évoqua le premier en 1552 dans ses Odes, se référant à Alexandre le Grand qui aurait tranché le nœud attachant le joug au timon du char de Gordius, roi de Phrygie. Le nôtre était moins héroïque, mais si serré que je m'en démis le pouce à force de tirer dessus. Pour dénouer l'écheveau des alimentations de notre troisième clapier je ne trouvai d'autre solution que de déserrer la pelote en la secouant comme un forcené. Les embouts formaient des amas de fils que je ne pouvais me résoudre à trancher sans zigouiller l'objet dont nous avons besoin pour alimenter nos lapins. Pas question de se retrouver avec une famine sur les bras ! L'auteur de cet inexplicable imbroglio mérite d'être attaché au poteau de torture. Chaque fois que j'extrayais une alimentation de la mêlée, Antoine la testait pour l'enrouler ensuite avec quatre de ses semblables en espérant que les petits liens à chaque extrémité ne reproduirait pas une nouvelle catastrophe. Mon camarade se trompait quand il avança que le dénouement serait exponentiel. Jusqu'au bout des deux heures de ce sport infernal, les fils s'emmêlèrent à nous rendre chèvre.
Lorsque j'étais louveteau je n'étais déjà pas très fort en nœuds. Dans ma panoplie j'ai tout de même conservé avec succès le nœud plat en évitant sa défaillance dite nœud de vache. Vers 13 ans, je ne descendais pas acheter le pain sans cravate. Je crois que ce sont les deux seuls que j'ai jamais pratiqués en dehors des expressions paternelles "à la mords-moi-le nœud" et "tête de nœud" dont je compris l'origine longtemps après leur emploi. Jusque tardivement ma petite sœur noua mes lacets et lorsque je quittai le domicile parental j'optai successivement pour boots, sabots, sandales, mocassins, bottes, etc. Beaucoup plus tard, je renouai avec cette pratique en découvrant que l'esthétique justifiait l'effort. Le sac de nœuds récupéré pour notre opéra devint ainsi celui du récit d'aujourd'hui, me tirant encore une fois de ce pari stupide de ne jamais faillir à ma tâche...