Jean-Jacques Birgé

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mercredi 28 juillet 2010

Les cheveux en quatre


Comme je n'ai plus de quoi m'arracher les cheveux tandis que mon ordinateur refuse obstinément de graver, je saisis le joker Pierre Oscar qui m'envoie la photo de Francis à l'œuvre. Chaque fois que je crois pouvoir enfin me reposer il y a toujours une bonne raison de rempiler. J'ai ainsi étalonné les 22 musiques et partitions sonores de la collection dont je vous rabâche les oreilles depuis le début du mois pour pouvoir les apporter chez Snarx tout à l'heure. Les ennuis ont commencé lorsque j'ai voulu les sauvegarder sur un DVD : "Le graveur a détecté une erreur : Sense Key = ERREUR MOYENNE / Sense Code = 0x73, 0x03". Après moultes essais infructueux j'ai employé les grands moyens. Après avoir zappé la P-RAM (tenir les touches option-command-P-R appuyées au redémarrage et attendre d'avoir entendu trois fois le son fatal du lancement du Mac avant de les relâcher) et inséré un disque de nettoyage, miracle, ça s'est remis à fonctionner. Mais l'expérience m'avait rasé la tête de l'intérieur. Je n'avais plus rien à raconter.

mardi 27 juillet 2010

My parallel or my loving drumstick


Françoise est repartie voir sa maman en me confiant la traduction des chansons composées avec Bernard Vitet qu'elle a choisi d'utiliser pour son film Thème Je (The Camera I), à paraître à l'automne en DVD dans une version radicalement différente des pré-projections qui ont eu lieu jusqu'ici. Pour faciliter la tâche à Jonathan, je tente une première traduction à l'aide de l'Harrap's en quatre volumes, ne cherchant surtout pas une traduction littérale, mais les effets poétiques que j'avais imaginés pour le disque Carton en 1996. Écroulé de rire, mon ami américain me suggère d'essayer Google qui me sortira certainement des propositions aussi sottes que grenues. C'est bien la raison pour laquelle je rédige mon blog en français plutôt qu'en anglais qui me permettrait pourtant d'augmenter considérablement mon lectorat. La précision du langage, ses sous-entendus et ses jeux de mots, ne me sont hélas accessibles que dans ma langue maternelle. Je garde l'anglais pour les conversations de tous les jours et les échanges épistolaires avec le reste de la planète. N'empêche que pour l'instant les sous-titres du film risquent d'être assez croquignolets à l'endroit des chansons. Par exemple ça pourrait donner :
My parallel or my loving drumstick
Mademoiselle calling your name
You’re old enough to love
When your quill hesitates…
Que celles ou ceux qui ont reconnu la chanson originale en français nous écrivent. Ils ont gagné...

mardi 20 juillet 2010

Nous sommes tous des écureuils en puissance


Le soleil sur la table du jardin m'a donné l'idée d'essayer la minuscule automobile que Françoise m'avait rapportée il y a deux ans. En l'absence d'accumulateur son capteur solaire ne permet pas d'emmagasiner l'énergie ; la petite voiture s'arrête donc à la première ombre, ce qui m'arrange pour la prendre en photo. Le climat parisien est habituellement peu propice à ce genre d'expérience si je me remémore les journées ensoleillées cette année.
Je n'ai pas cédé à la campagne commerciale m'incitant à affubler mon toit bagnoletais de capteurs dont le délai avant rentabilité risque de dépasser largement ma présence en ces lieux. Vendre à EDF de l'électricité plus chère qu'elle ne coûte réellement m'est apparue comme une grosse arnaque des lobbys solaires au détriment de l'État. De plus c'est une technologie qui évolue très vite et je crains qu'il faille remplacer tout le système bien avant les simulations financières expliquées par le représentant de commerce trop insistant. Je repense au CD que l'on nous a présenté inusable alors que mes vinyles tiennent beaucoup mieux la distance. Je ne vais pas ici détailler les raisons qui m'ont fait abandonner cette fausse bonne idée, mais le sujet me laisse songeur.
Naïf et mal informé, je me laisse aller à rêver à toutes les énergies que nous pourrions canaliser plutôt qu'en subir uniquement les conséquences dramatiques. Attribue-t-on assez de crédits aux chercheurs qui travaillent sur celle des marées, de la tectonique des plaques, de la combustion des déchets ou de nos propres mouvements ? Le charbon et le pétrole ont vécu, mais il n'y a pas que l'éolien, l'hydroélectrique, le thermique, l'organique, le nucléaire ou le solaire. Je n'y connais pas grand chose, mais en regardant la petite voiture filer sur la nappe, je me suis dit que l'on ne pouvait pas plus continuer à polluer que de foncer tête baissée dans la première offre promotionnelle politiquement correcte. Là-dessus j'ai attrapé mon épuisette et je me suis mis à courir après les écureuils. Avec toute l'énergie que j'ai déployée en vain on aurait pu au moins éclairer la penderie.

lundi 12 juillet 2010

Contrôle à distance


Même si les ordinateurs domestiques ont fait de considérables progrès ces dernières années, ils ne sont pas encore suffisamment conviviaux pour éviter à l'utilisateur lambda d'épisodiques migraines ou d'angoissantes sueurs froides. Mais n'en est-il pas ainsi de tout ce qui est mécanique, a fortiori informatique ? Plus personne ne peut remplacer la courroie d'un ventilateur avec un collant de femme s'il tombe en panne sur l'autoroute. Il en va de même pour tous les appareils électroménagers, le seul recours est le service dépannage et la commande de pièces, ou pire, l'échange pur et simple, soit la mise à la poubelle de la machine défectueuse ! Le sentiment de victimisation est toujours pénible et j'en sais quelque chose pour ne plus avoir d'eau chaude depuis samedi, ce qui n'est pas la mer à boire en cette saison...
Néanmoins, ou grâce au progrès des entreprises à rentabiliser leur affaire, les experts amateurs que nous fûmes ne répondent plus très souvent aux appels de détresse des camarades paniqués par un plantage ou un bug de leur ordinateur. Aujourd'hui les pannes sont rares, donc graves ! Il reste heureusement une tradition de solidarité entre utilisateurs, car nous sommes tous experts et novices selon l'angle où l'on se place, par nos pratiques intimes ou nos secteurs d'intervention. Francis et Antoine me sortent ainsi de temps en temps d'un mauvais pas, car plus on est compétents, plus on force le système en testant des trucs bizarres jusqu'à nous retrouver coincés dans un recoin obscur dont le développeur de l'application incriminée n'avait pas forcément conscience lorsqu'il a imaginé sa machine infernale.
Comme Francis m'envoyait les pièces de rechange dont j'avais besoin via iChat, pas pour ma chaudière, mais pour mon Mac, il m'invita à télécharger gratuitement l'étonnant TeamViewer, une application permettant le contrôle total d'un ordinateur par un autre, à distance où que se trouvent les deux postes. Les utilisations sont multiples, mais j'y vois un intérêt capital en voyage, puisqu'elle permet de se connecter à son ordinateur principal et à tous les disques durs qui y sont reliés depuis son portable ou n'importe quel ordinateur comme si l'on était chez soi. Le transfert de fichiers devient un jeu d'enfant pour ce que l'on aurait laissé derrière soi et dont on aurait un besoin urgent, par exemple. On peut aussi assister un ami en détresse en lui montrant ce qu'il faut faire, puisqu'il s'agit purement et simplement de prendre la main sur l'ordinateur distant. Tout se constate à l'écran. On voit la souris bouger toute seule ! Il suffit de télécharger la petite application gratuite, son ouverture déclenchant un identifiant et un mot de passe chaque fois différent, et de les transmettre à la personne qui va prendre les rênes. Gratuit, simplissime, sécurisé, se jouant des pare-feu, TeamViewer est un outil précieux, si réussi que c'en est un peu paniquant. On imagine les ravages si un hacker interceptait nos codes. Mais peut-être est-ce déjà un jeu d'enfant ?