Jean-Jacques Birgé

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vendredi 19 juillet 2013

Pause annuelle


Toujours compliqué de s'éloigner longtemps de Paris, mais nous trouvons chaque fois de bonnes âmes pour prendre soin de la maison, d'autant que l'on peut espérer que l'été les laissera profiter du jardin. Ainsi Jonathan est enfin arrivé de New York pour prendre le relais...
Après Saint-Étienne, Arles, La Ciotat, Montpellier, nous grimpons dans les hauteurs pyrénéennes sans savoir exactement ce qui nous y attend. Cet hiver nous nous sommes enfoncés dans la neige jusqu'à la taille. Cette fois ce sont les inondations qui ont emporté la route qui monte vers Superbagnères. On nous a d'abord dit qu'une voie de dépannage serait construite sur une centaine de mètres d'ici notre arrivée à Luchon, car depuis la crue il fallait un bon 4x4 pour emprunter sur 30 km le chemin forestier permettant de rejoindre tout de même Lespone, beaucoup trop glissant pour notre Kangoo Pépite. La Pique a définitivement emporté l'auberge qui avait déjà subi une ablation provoquée par une terrible avalanche cet hiver. Plus bas le Lys a retrouvé son lit initial de 1925. Je crois que cette fois il y restera ! Les dernières informations indiquent que l'on peut passer entre midi et 14h, ou après 18h, pendant que les terrassiers ne travaillent pas...
Nous redescendrons dans un mois pour remonter vers la Corrèze où Elsa participe au spectacle Chroniques de résistance composé par Tony Hymas dans le cadre du festival Kind of Belou le 18 août à Treignac. Après on ne sait pas. J'aurai un peu travaillé là-haut, mon studio mobile aidant, et surtout nous nous serons affranchis de la perfusion Internet puisqu'il n'y a aucun réseau sur le flanc sud. Rendez-vous donc, sauf exceptions, dans un mois...

jeudi 18 juillet 2013

Passage en Catalogne


Quelques notes d'un voyage intime. Aller-retour éclair en Catalogne pour faire une petite visite à mon amie Brigitte qui, toujours aussi courageuse et volontariste, se bat bien contre la maladie. Bri avait monté les films L'avenir du futur et Le bruit du sel dont j'avais composé musique et partition sonore. Nous avons été plus tard longuement voisins à la Butte aux cailles. Installée depuis plus de trente ans en Empordà, elle et Pere nous ont reçus comme des rois pendant des années. Il n'empêche, le 17 janvier 1641 fut proclamée pour la première fois la république catalane, plus d'un siècle et demi avant la nôtre ! En 1982 le festival d'Ordis dont nos amis s'occupaient accueillit Hélène et moi pour une création autour de La Tramontane. Pierre-Étienne habite la maison d'à côté. De leurs terrasses on aperçoit Sant Pere Pescador. Les hirondelles viennent boire l'eau de la piscine sans interrompre leur vol. Chats et chien préfèrent l'ombre. En revenant je suis arrêté par la douane française qui me demande où je vais et d'où je viens. J'ai répondu quelque chose.

jeudi 11 juillet 2013

Ça mord quand ça veut


Si nous n'avions plongé en pleine mer la sortie en pointu eut été décevante. Pas la moindre pitée. Les lignes suivent le sillage sans broncher. Les gabians se lamentent avec les pêcheurs qui reviendront bredouille. Nous remontons sur le bateau en posant le pied sur l'hélice. Jean-Claude et Maurice se rattraperont demain aux rusquiers avec un succulent bouquet d'oblades.


Je lis dans la presse que de gros squales squattent l'océan du côté des Glénans, au large de l'Ile Tudy, ces requins-pélerins pouvant atteindre douze mètres de long. Si leurs mâchoires ont de toutes petites dents qui ne risquent pas d'entamer les jambons estivaux, la vision de leur nageoire dorsale pourrait provoquer quelques arrêts cardiaques que l'on attribuera évidemment à l'andouille ou au Kouing amann. À La Ciotat, évidemment à la hauteur de sa réputation marseillaise, elle dépasse l'imagination.