Jean-Jacques Birgé

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mercredi 27 juillet 2016

D'une histoire féline


Descente vers le sud avec étape délicieuse chez Flo à Lyon. Le long de la Saône Françoise fait la zouave sur la rive opposée au nouvel appartement de notre amie. Le charme de ces vieilles bâtisses a déjà un goût de vacances qui nous donne un coup de jeunesse. Mais pas autant qu'à Oulala dont c'est le premier long voyage en automobile. Le départ de Paris fut plutôt angoissant lorsque la petite chatte ne trouva rien de mieux que de filer entre mes jambes pour aller se cacher dans le circuit d'aération de la Kangoo. Nous ignorions totalement qu'un passage fut possible à cet endroit ! Les peurs les plus absurdes nous assaillirent. Pouvait-elle passer dans le moteur et risquer quelque accident ? Après des exercices difficiles de contorsionniste je réussis à attraper une patte, puis l'autre, extirpant le fauve qui s'était planqué dans un coin près de la roue avant droite. Nous n'en étions pas au bout de nos surprises, car Ouh la la la petite chatte porte bien son nom !


Tôt le matin Oulala miaula sans arrêt pendant une heure sans que nous puissions en identifier la cause. Elle est tout de même un peu jeune pour avoir ses premières chaleurs, d'autant que certains signes manquent pour s'en assurer. C'est alors que nous reçûmes un mail de Jonathan nous annonçant que Pipo venait d'apparaître dans le jardin de derrière avant de filer dans la chambre bleue au second étage. Or nous avions confié Pipo, que nous avions gardé en l'absence de ses maîtres, pardon, de ses domestiques, à Armagan et Christophe qui habitent à environ cinq cent mètres dans une autre rue. Eux-mêmes sont aux ordres de Guézi, maman de Pipo. Vous me suivez ? Pipo a donc réussi à regagner le domicile de Oulala sans n'avoir jamais fait le chemin à pattes. Il s'est tant entiché de sa copine pendant les trois semaines précédentes que la séparation lui a probablement paru trop cruelle. Il faut dire qu'il se comporte comme un grand frère, la protégeant et acceptant toutes ses facéties. Une chance que j'ai oublié de fermer la chatière du jardin ! J'ignore ce que les amis restés à Paris décideront. Laisser Pipo à Jonathan qui est à la maison ou le ramener chez sa mère ? Dans trois jours il regagnera ses pénates de toute manière et ne retrouvera Oulala qu'en septembre. De son côté elle n'en fait qu'à sa tête depuis que nous sommes arrivés à La Ciotat. Elle arpente le terrain de long en large sans qu'on puisse l'attraper et elle ne rapplique pas lorsque je l'appelle comme le faisaient tous les matous qui l'ont précédée. Ouh la la !

Changement de ton. Sur FaceBook, je publiai hier :
Ne tombons pas dans le panneau !
Daesh est une construction occidentale, nous l'avons subventionnée, armée, et comme cela ne suffisait pas pour détourner les citoyens des véritables problèmes sociaux nous l'avons promue. Nous en faisons la publicité partout, et de jeunes déséquilibrés qui n'ont plus aucun espoir s'emparent du phénomène et servent les intérêts des nantis sans s'en rendre compte.
La population est tendue, se montant les uns contre les autres. L'ambiance pue. Des cambrioleurs agissent, on précise qu'ils ne sont pas arabes, comme s'il n'y avait de voleurs qu'avec le teint basané...
Daesh, comme jadis Alqaeda ou Ben Laden, n'existe et ne subsiste que grâce à nos médias. Il n'y a aucune centralisation de la terreur, sauf celle du Capital et il est prêt à tout pour conserver son pouvoir.

On peut être grave et léger, cartésien et énigmatique, se préoccuper de l'état de la planète et s'interroger sur les autres espèces qui la peuplent, on peut partager de louables intentions, se battre pour changer le monde et avoir furieusement envie de vivre, tant qu'il en est encore temps...

lundi 25 juillet 2016

Un dernier ? Pour la route !


Nous prenons nos quartiers d'été, halte à Lyon avant La Ciotat, concert le 1er août à Arles avec Amandine Casadamont pour REWIND, le 30e anniversaire de Phonurgia Nova, halte à Montpellier avant de grimper dans les hauteurs pyrénéennes où ne passent ni téléphone ni Internet, écarts gastronomiques de l'autre côté de la frontière, le reste on ne sait pas... Cela va dépendre du climat là-haut et du travail qui se précipitera ou pas à la rentrée. Oulala a bu un dernier coup avec son copain Pipo puisqu'elle est du voyage. C'est son premier tour de France ! Les quelques fois où elle est montée en voiture la petite chatte était très calme, ce qui est tout à fait dans son caractère. J'imagine qu'elle fera comme jadis Scotch et Ulysse, elle ira se caler dans un coin et se réveillera à l'arrivée. C'est un peu ce que nous faisons puisqu'avec Françoise nous nous relayons au volant. Jonathan, bon pied bon œil, garde la maison ! Pour l'instant je continue à bloguer, mais la pause estivale se rapproche. Aucune publication, ou vraiment très rare, pendant tout le mois d'août.

mardi 12 juillet 2016

Ça déménage


Mise à jour du carnet d'adresses. Incroyable épidémie de déménagements chez les amis. Accession à la propriété pour ceux qui embarquent sur une péniche magnifique au bord de la Marne ou qui cassent les murs d'un pavillon spacieux à Noisy-le-Sec, travaux héroïques pour ceux qui s'agrandissent, migration économique dans une lointaine province verdoyante ou expansion vers la riche banlieue ouest, vente du pied à terre parisien pour se concentrer au Cap-Ferret, studio de transition faute d'avoir trouvé l'appartement de leurs rêves... Les plus pauvres sont condamnés à payer un loyer en montant des dossiers de délire prouvant leur solvabilité. D'autres acceptent un boulot au Kurdistan irakien ou espèrent en trouver à New York ! Dans l'ensemble le mouvement est de prendre la tangente par rapport à la capitale, devenue trop chère, trop bruyante, trop polluée. Nous visitons les uns les autres au gré de nos libertés estivales. Françoise en profite pour fouiner dans les Emmaüs à proximité. Une constante, nos potes ont du goût. C'est beau, c'est mieux, mais c'est souvent plus loin. Lorsque je retourne à Paris intra-muros j'ai l'agréable sensation d'être un touriste. Traverser la Seine me procure chaque fois une émotion radieuse. Les ponts symbolisent le passage d'un état à un autre. De chaque côté du parapet les constructions s'effacent devant le fleuve qui fonce vers la mer.