Par Jean-Jacques Birgé,
mercredi 27 août 2008 à 00:02 ::Musique::#1054::rss
Tout arrive ! Le film avec Un Drame Musical Instantané, tourné le 10 avril 1983 par Emmanuelle K pour la chaîne de télévision libre Antène 1, est enfin en ligne sur DailyMotion. Nous étions tous réunis dans la cave de mon loyer de 48 qui nous servait de studio et dans laquelle on pénétrait par une trappe au milieu de la cuisine rouge, noir et or (les canisses !), très chinoise. Les soupiraux du 7 rue de l'Espérance, qui donnaient directement sur la Place de la Butte aux Cailles, étaient fermés par des clapets équipés d'aimants pour pouvoir aérer lorsque je souhaitais rendre son statut de salon à notre antre. Nous y "répétions" tous les jours. Je devrais écrire "jouions" puisqu'il s'agissait le plus souvent de compositions instantanées que nous enregistrions soigneusement, formant un corpus étonnant sur cette époque. joue ici du cor de poste, de la trompette à anche et de l'accordéon, de la guitare et du frein, une contrebasse à tension variable construite par Bernard, je commandais mes synthétiseurs (ARP 2600 et PPG) et l'on me voit à la trompette de poche et à la flûte basse, encore un instrument de la lutherie Vitet comme les autres flûtes et les trois trompes en PVC terminées par un entonnoir.
À l'origine, , aujourd'hui passée à la poésie, nous avait demandé d'interpréter une partition de John Cage, mais nous avions réfuté sa paternité en nous insurgeant "contre les partitions littéraires de Stockhausen qui signait les improvisations (vraiment peu) dirigées, que des musiciens de jazz ou assimilés interprétaient, ou plutôt créaient sur un prétexte très vague". Le film était tourné à deux caméras, dont une paluche, prototype fabriqué par Jean-Pierre Beauviala d'Aäton, que Gonzalo Arijon tenait au bout des doigts comme un micro, l'ancêtre de bien des petites cams. Je ferai la connaissance de Gonzalo des années plus tard lorsque je réalisai Idir et Johnny Clegg a capella et participai à l'aventure Chaque jour pour Sarajevo à Point du Jour. En 1975, j'avais moi-même joué avec celle que Jean-André Fieschi m'avait prêtée pour mes essais expérimentaux intitulés Remember My Forgotten Man, on en reparle bientôt...
Le film dure 21 minutes 35 secondes. Il est présenté ici en deux parties, car DailyMotion n'a pas encore validé mon statut de MotionMaker que j'ai sollicité la semaine dernière. En juin, il fut diffusé en boucle lors de la seconde édition du festival Filmer la musique au Point Ephémère. C'est l'un des rares témoignages vidéographiques de la période "instantanée" du Drame.
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En allant à un concert du Triton aux Lilas, je rencontre le souriant François Waledisch qui me rappelle qu'il était l'ingénieur du son du film. Il ne reste plus qu'à identifier le second cadreur...
2.
Le jeudi 16 octobre 2008 à
19:27, par
emmanuelle k.
Il ne reste plus qu'à identifier le second cadreur...
Tu exagères JJB, tu n'as qu'à me le demander, c'est tout de même moi la réal de ce film et je ne suis pas morte (enfin il me semble !) et je sais qui cadrait ce jour là !
Autre chose, je ne suis pas "passée à la poésie" j'y ai toujours été.
Parution ce mois-ci de "QUAND L'OBEISSANCE EST DEVENUE IMPOSSIBLE", quatre recueils en un coffret, aux éditions de La Diffférence et le Krill éditeur.
Va voir à l'adresse suivante : pour avoir les dernières nouvelles.
Voilà.
La prochaine fois, téléphone-moi...
À très bientôt j'espère,
Emmanuelle K.
nous avons souvent cherché à savoir ce que tu étais devenue. Tu as disparue rapidement du monde du jazz et des musiques improvisées dans lequel nous évoluions. Après avoir retrouvé une copie VHS du film que tu avais réalisé dans ma cave, j'ai pensé que ce serait sympa de le projeter dans un Festival dédié à ces musiques. Je t'ai cherchée sur la Toile qui a livré ses secrets. Nous ignorions que tu écrivais déjà alors de la poésie, d'où ma faute.
J'ai survolé le site dont tu donnes l'adresse et j'y retournerai pour m'y plonger.
Désolé de t'avoir froissée, car ce n'était pas mon intention. Je prends soin de toujours te citer en ce qui concerne cette agréable journée passée tous ensemble et de la trace que l'expérience audacieuse dessinait pour toi. Je revois le film comme un beau cadeau que nous nous fîmes les uns les autres.
En espérant avoir l'occasion de nous revoir (quand tu m'auras donné ton numéro de téléphone !) et en te souhaitant le meilleur,
je t'embrasse,
Jean-Jacques
P.S. : bon, tu le gardes pour toi le nom du second cadreur ou il doit rester puni dans l'anonymat ?
4.
Le mardi 29 janvier 2013 à
14:12, par
emmanuelle k.
Oh Jean-Jacques ! Je m'aperçois avec horreur que nos derniers échanges datent de 2008 et que je ne t'ai pas répondu ! c'est Fabienne Aguado qui m'a mise au courant de vos derniers échanges et voilà ! J'ai ainsi récupéré tes coordonnées.
Donc, reprenons. D'abord merci pour le respect que tu as de ce film et de notre travail commun. Je n'ai pas été froissée par tes propos, simplement je n'ai pas compris pourquoi tu ne t'adressais pas directement à moi. Tu n'avais plus mes coordonnées of course...
Le second cadreur était Jean-Luc Orabona qui est toujours réal on TV service public.
La poésie, oui. Depuis toujours. Je ne me suis décidée à publier que parce que ces "textes" (comme je dis) commençaient à sérieusement m'encombrer. La question était : je brûle tout ou je publie ? Joaquim Vital, des éditions de La Différence, a préféré la seconde solution. J'ai suivi.
Il y a eu aussi plein d'autres choses : un livre d'artiste inspiré par un de mes textes (mélusine) et un album inspiré du même texte, réalisé avec Emmanuel (Bex), François Verly, Simon Goubert.
Des adaptations pour le théâtre d'autres textes encore ( les quatre recueils publiés à La Différence et un autre, inédit, un conte l'Oiseleur.
Pour finir, un marrainat du printemps des Poètes 2013 en Haute Normandie (où je réside). Avec expo et plusieurs soirées dédiées à mon écriture.
Bon. Pourquoi pas ?
Au milieu de tout ça, des films etc...
Infos sur mon site www.emmanuelle-k.net si ça t'intéresse d'aller y "perdre" quelques minutes... Va voir "les nouvelles du front". Tu iras plus vite.
Je vais regarder aussi ce que tu proposes sur internet.
Je t'embrasse,
emmanuelle k.
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Commentaires
1. Le mercredi 17 septembre 2008 à 08:36, par jjb
2. Le jeudi 16 octobre 2008 à 19:27, par emmanuelle k.
3. Le jeudi 16 octobre 2008 à 22:46, par jjb
4. Le mardi 29 janvier 2013 à 14:12, par emmanuelle k.
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